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Certains sujets affichent peu de recherches dans Google, mais reviennent fréquemment dans les conversations avec les assistants IA. Adam Tanguay propose de comparer ces deux signaux pour déterminer les contenus à produire et la manière de les traiter.
La recherche de mots-clés mesure ce que les internautes saisissent dans les moteurs traditionnels. La recherche de prompts observe les questions qu’ils adressent à ChatGPT, Gemini, Claude ou Perplexity.
Adam Tanguay, spécialiste du marketing organique, explique dans Search Engine Land comment il réunit désormais ces deux données dans un même tableau. L’écart entre le volume de recherche et le volume de prompts l’aide à hiérarchiser les sujets et à choisir le format éditorial adapté.
Deux signaux de demande réunis dans un tableau
Pour chaque sujet envisagé, Adam Tanguay collecte d’abord le volume mensuel de recherche. Il utilise Google Ads Keyword Planner, puis recoupe les résultats avec Semrush ou Ahrefs.
Il ajoute ensuite le volume estimé des prompts, obtenu avec l’outil Prompt Volumes de Profound. Celui-ci analyse un jeu de données composé de requêtes adressées à plusieurs assistants IA, puis modélise la fréquence d’apparition des sujets.
Les deux chiffres ne doivent pas être lus de la même manière. Keyword Planner peut regrouper des variantes proches sous un volume identique. Les volumes de prompts donnent pour leur part une indication plus directionnelle, utile pour comparer les ordres de grandeur plutôt que pour obtenir un chiffre exact.
Le tableau obtenu permet de distinguer la demande exprimée dans les moteurs de recherche de celle qui apparaît dans les conversations avec les assistants.
| Sujet | Volume mensuel de recherches | Volume mensuel de prompts |
|---|---|---|
| Sujet A — requête produit à forte intention | Environ 20 000 | Aucun signal fort |
| Sujet B — requête portant sur un outil de niche | Environ 1 600 | Aucun signal fort |
| Sujet C — catégorie émergente | Environ 5 000 | Environ 250 000 |
| Sujet D — cas d’usage courant | Environ 4 000 | Environ 16 000 |
| Sujet E — assistant lié à un métier | Environ 1 600 | Environ 4 000 |
| Sujet F — catégorie équilibrée | Environ 12 000 | Environ 16 000 |
| Sujet G — assistant utilitaire | Environ 5 000 | Environ 4 000 |
Trois situations pour prioriser les contenus
Lorsque le volume de recherche est élevé et que celui des prompts reste faible, Adam Tanguay conserve une approche SEO classique.
Le contenu est alors construit autour de la requête, de l’intention observée dans les résultats et des informations déjà proposées par les pages positionnées. Le titre, le H1 et la structure répondent directement aux attentes visibles dans Google.
La deuxième situation concerne les sujets disposant d’un faible volume de recherche, mais d’une forte présence dans les prompts.
Le tableau montre qu’un sujet peut sembler secondaire dans Google tout en étant très présent dans les conversations avec les assistants IA. Le sujet C rassemble environ 5 000 recherches mensuelles, contre près de 250 000 occurrences estimées dans les prompts.
Pour ces sujets, le contenu doit fournir des définitions claires, des réponses directes et une structure facilement exploitable par un modèle. L’objectif présenté consiste à produire une ressource susceptible d’être extraite et citée dans une réponse.
Enfin, certains sujets affichent une demande forte sur les deux surfaces. Adam Tanguay les considère comme prioritaires et recommande d’y consacrer davantage de moyens.
La recherche de mots-clés aide alors à structurer la page pour Google, tandis que l’analyse des prompts indique les questions à traiter pour les assistants IA.
Une feuille de route différente selon la demande
Une fois les sujets classés, Adam Tanguay les répartit dans trois files de production.
Les sujets forts en mots-clés alimentent la stratégie de référencement traditionnelle, avec des pages conçues pour répondre à l’intention de recherche et gagner des positions.
Les sujets dominants dans les prompts alimentent une stratégie centrée sur les moteurs de réponse. Les contenus doivent être autonomes, explicites et organisés de façon à pouvoir être repris dans une réponse générée.
Les sujets performants dans les deux environnements deviennent les contenus éditoriaux prioritaires. Ils sont conçus pour obtenir à la fois une visibilité dans les résultats classiques et des citations dans les assistants IA.
Adam Tanguay recommande également de mesurer séparément les performances obtenues sur ces deux canaux. Le trafic de Google et celui provenant de ChatGPT ou de Perplexity ne sont pas regroupés dans un seul indicateur organique.
Cette séparation permet de vérifier si chaque contenu atteint la surface pour laquelle il a été conçu.
Un volume vide ne signifie pas une absence de demande
L’outil peut ne retourner aucun volume pour un sujet précis alors que la demande existe sous une formulation plus large ou dans une catégorie voisine.
Avant d’écarter le sujet, Adam Tanguay recommande donc de vérifier les thèmes et formulations associés.
La comparaison entre mots-clés et prompts reste un second signal de priorisation, à compléter par l’analyse éditoriale.