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Les secteurs où l’IA générative influence le plus les décisions d’achat

Courbe de l'utilisation de l'IA

L’IA générative ne sert plus seulement à produire du texte ou à résumer des informations. Elle intervient désormais dans les décisions d’achat, avec une présence très marquée dans certains secteurs.

Selon une étude publiée par First Page Sage, l’éducation, l’alimentation, la santé bien-être, le voyage et le retail figurent parmi les domaines où les consommateurs utilisent le plus les outils d’IA générative pour chercher, comparer ou valider un choix.

Cette évolution confirme une tendance importante pour les marques. Être visible dans Google ne suffit plus toujours. Il faut aussi être compris, recommandé et repris par les assistants IA lorsque les internautes préparent une décision.

Des consommateurs qui utilisent l’IA avant d’acheter

First Page Sage a interrogé 3 161 participants afin de mesurer l’influence de l’IA générative sur les décisions d’achat. Les répondants devaient indiquer s’ils avaient utilisé un outil d’IA générative pour s’informer ou prendre une décision d’achat au cours des douze derniers mois.

L’étude classe ensuite les secteurs selon la part de clients qui déclarent avoir intégré l’IA dans leur parcours d’achat. Les réponses ont été réparties par industrie, avec un traitement statistique destiné à mieux refléter la diversité des profils et des marchés étudiés.

Le résultat donne une indication sur les secteurs dans lesquels les consommateurs acceptent déjà de déléguer une partie de leur recherche, de leur comparaison ou de leur validation à un assistant IA.

L’éducation arrive en tête des usages

Le secteur le plus concerné est l’éducation. D’après First Page Sage, 60,5 % des clients interrogés utilisent l’IA générative dans leur parcours d’achat ou de décision. L’usage porte surtout sur la découverte, la comparaison et la validation.

Le cas d’usage cité est parlant. Les futurs étudiants peuvent demander à un chatbot de les aider à identifier les programmes les plus adaptés à leurs intérêts, à leur emploi du temps ou à leurs contraintes. L’IA ne remplace pas forcément la décision finale, mais elle intervient dans la phase de tri. Elle aide à réduire le volume d’informations, à comparer des options et à mettre en ordre les critères.

Alimentation, bien-être et voyage suivent de très près

L’alimentation arrive juste derrière, avec 59,4 % de clients qui utilisent l’IA générative dans leur parcours. Les usages concernent surtout la recherche de recettes, les recommandations de produits et l’identification de tendances de consommation.

Le secteur lifestyle, santé et bien-être atteint 53,8 %. Les consommateurs y cherchent des solutions pour améliorer leur mode de vie, leur santé ou leur confort. L’étude souligne que ces utilisateurs peuvent aussi être ouverts à des recommandations de produits ou de services lorsque la réponse proposée correspond à leur besoin.

Le voyage et l’hôtellerie suivent avec 53,1 %. L’usage est très logique. Les consommateurs demandent à l’IA de les aider à construire un itinéraire, à trouver des vols, à comparer des hébergements ou à obtenir des recommandations rapides. Là encore, l’IA intervient avant l’acte d’achat, au moment où la personne structure sa recherche.

Ces trois secteurs ont un point commun. Ils reposent sur des choix très personnels, avec beaucoup de critères, de variantes et de préférences. L’IA répond bien à ce type de demande, car elle peut transformer une recherche vague en liste d’options plus lisible.

Le retail, l’automobile et la santé sont déjà très exposés

Le retail et les produits de grande consommation atteignent 49,4 %. Les consommateurs utilisent l’IA pour comparer des marques, obtenir des recommandations ou trouver le produit qui correspond à un besoin précis.

L’automobile arrive à 45,7 %. First Page Sage indique que les consommateurs se servent souvent de l’IA générative pour comparer rapidement plusieurs véhicules et réduire leur sélection à deux ou trois modèles. Le rôle de l’IA est ici très proche de celui d’un outil d’aide à la décision. Elle ne vend pas le véhicule, mais elle peut orienter fortement la liste finale.

La santé atteint 44,2 %. Le chiffre doit être lu avec prudence, car les usages ne sont pas tous de même nature. L’étude mentionne notamment la recherche de symptômes et de traitements, mais aussi les usages des organisations de santé qui s’informent sur les technologies utiles à leur modernisation. Le secteur est donc concerné à la fois par des recherches grand public et par des décisions professionnelles.

Pour les marques et les éditeurs, ces résultats rappellent que les contenus imprécis, génériques ou mal structurés ont moins de chances d’être utiles dans ces environnements. Les assistants IA ont besoin de matière fiable, lisible et suffisamment détaillée pour produire une réponse exploitable.

Les services B2B sont aussi concernés

L’étude ne se limite pas aux achats grand public. Les services à domicile, le SaaS B2B, le marketing, les services financiers, la fintech, l’assurance, les services IT et l’immobilier figurent aussi dans le classement.

Dans le SaaS B2B, 40,8 % des clients utilisent l’IA générative dans leur parcours. Les décideurs comparent des plateformes, cherchent des recommandations adaptées à leur secteur ou à leur cas d’usage. Dans le marketing, le chiffre atteint 40,4 %, avec des questions sur les plateformes, les intégrations et la composition d’une stack martech.

Les services financiers et l’assurance se situent également autour de 40 %. Les consommateurs et les entreprises utilisent l’IA pour comparer des prestataires, mieux comprendre des offres ou chercher une solution plus adaptée à leur situation.

Ces usages montrent que l’IA générative prend aussi place dans des décisions plus longues, plus rationnelles et plus engageantes. Le contenu doit donc répondre à des questions précises, mais aussi aider à comparer, vérifier et arbitrer.

Un impact financier estimé à plusieurs milliers de milliards de dollars

First Page Sage propose aussi une estimation de l’impact financier de l’IA générative par secteur. La méthode consiste à croiser la valeur totale du marché avec la part de clients qui utilisent l’IA dans leur décision d’achat.

Selon cette estimation, le voyage et l’hôtellerie arriveraient en tête avec 1 480 milliards de dollars d’impact financier potentiel. La santé suivrait avec 1 110 milliards de dollars, puis l’alimentation avec 936 milliards de dollars et le retail avec 891 milliards de dollars.

Ces montants doivent être compris comme des estimations sectorielles, pas comme une mesure directe de chiffre d’affaires généré par l’IA. Ils donnent surtout un ordre de grandeur. Dans les grands marchés où l’usage de l’IA est déjà élevé, une partie importante de la demande peut passer par des outils qui filtrent, résument et recommandent.

Voici le tableau récapitulatif des secteurs étudiés par First Page Sage.

Rang usage IASecteurClients utilisant l’IA générative dans le parcours d’achatÉtapes du parcoursUsage principalValeur du marché 2026Impact financier estimé
1Éducation60,5 %Découverte, comparaison, validationRecherche de programmes adaptés aux intérêts, contraintes et emplois du temps des futurs étudiants6 100 Md$378 Md$
2Alimentation et boissons59,4 %Résolution de problème, découverteRecherche de recettes, recommandations de produits et analyse des tendances de consommation7 900 Md$936 Md$
3Lifestyle, santé et bien-être53,8 %Résolution de problème, découverteRecherche de solutions liées à la santé, au mode de vie et aux services associés4 200 Md$546 Md$
4Voyage et hôtellerie53,1 %DécouverteCréation d’itinéraires personnalisés, recherche de vols, d’hôtels et de recommandations rapides9 400 Md$1 480 Md$
5Retail et produits de grande consommation49,4 %Résolution de problème, découverte, comparaisonComparaison de marques, recommandations de produits et choix selon des besoins précis5 900 Md$891 Md$
6Automobile45,7 %ComparaisonComparaison rapide de véhicules et réduction de la sélection à quelques modèles2 800 Md$243 Md$
7Santé44,2 %Résolution de problème, découverteRecherche d’informations sur les symptômes, les traitements ou les technologies utiles aux organisations de santé10 400 Md$1 110 Md$
8Services à domicile41,3 %Découverte, comparaison, validationEstimation de coûts et recherche de prestataires locaux en chauffage, plomberie ou désinsectisation610 Md$66 Md$
9SaaS B2B40,8 %Résolution de problème, découverte, comparaisonComparaison de plateformes et recommandations logicielles selon le secteur ou le cas d’usage151 Md$12,6 Md$
10Publicité et marketing40,4 %Résolution de problème, validationRecherche de plateformes, d’intégrations et d’outils adaptés à une stack marketing1 600 Md$104 Md$
11Services financiers40,1 %Résolution de problème, comparaisonRecherche et comparaison de prestataires financiers par les particuliers et les entreprises22 500 Md$135 Md$
12Fintech39 %Résolution de problème, comparaison, validationRecherche d’applications financières adaptées au mode de vie ou aux besoins d’une entreprise317 Md$21,7 Md$
13Assurance37,3 %Résolution de problème, comparaisonComparaison de solutions d’assurance et recherche d’un meilleur équilibre entre couverture et prix5 800 Md$385 Md$
14Services IT35,1 %Résolution de problème, découverte, comparaisonRecommandations de services personnalisées et comparaisons de prestataires1 200 Md$156 Md$
15Immobilier31,4 %Découverte, comparaisonAnalyse de quartiers, de données financières et d’opportunités d’investissement3 800 Md$229 Md$

Ce que cela change pour le SEO et le GEO

L’étude de First Page Sage confirme une évolution déjà visible. Le parcours de recherche se fragmente. Une partie des utilisateurs continue de passer par Google, des comparateurs, des avis clients ou des sites spécialisés. Une autre partie interroge directement des assistants IA pour obtenir une première réponse, une shortlist ou une recommandation.

Pour le SEO, cela ne supprime pas les fondamentaux. Cela les rend plus exigeants. Les marques doivent produire des contenus exacts, structurés, sourcés et capables de répondre à des intentions fines. Les pages purement promotionnelles, les textes moyens et les contenus trop vagues risquent d’avoir peu de valeur dans ces nouveaux parcours.

Le GEO ne remplace donc pas le SEO. Il prolonge les mêmes exigences dans un environnement où les réponses sont synthétisées par des systèmes génératifs. L’enjeu n’est pas seulement d’apparaître sur une requête. Il est aussi d’être suffisamment fiable, lisible et pertinent pour être repris lorsque l’IA construit une réponse.

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