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Google continue de défendre la même ligne auprès des éditeurs : les contenus utiles, solides et différenciants doivent rester visibles dans Search, y compris dans ses expériences dopées à l’IA.
Dans le podcast AI Inside, Liz Reid, responsable de Google Search, a été interrogée par Jason Howell et Jeff Jarvis sur les inquiétudes des éditeurs face aux AI Overviews, à AI Mode et à la baisse du trafic envoyé par Google. Elle a répété que Google voulait continuer à faire émerger les bons contenus et à connecter les internautes aux sources qui apportent une vraie valeur.
Google défend la place des contenus de qualité
Pour Liz Reid, les expériences IA de Google ne doivent pas être vues comme un remplacement complet des contenus éditoriaux.
Une AI Overview peut donner une vue d’ensemble sur un sujet, mais elle ne remplace pas un article approfondi, une analyse, une vidéo ou un contenu porté par une expertise spécifique.
Le message reste donc très clair : Google affirme vouloir privilégier les contenus capables d’apporter quelque chose que l’utilisateur ne trouve pas dans une simple réponse synthétique.
Les éditeurs invités à produire là où ils sont légitimes
Liz Reid a aussi rappelé que les éditeurs gagnent à produire les contenus sur lesquels ils ont une vraie valeur ajoutée.
Google met en avant l’idée d’un contenu utile, reconnaissable et adapté aux attentes des internautes. Cela peut passer par un article, une vidéo, un format plus visuel ou un contenu plus incarné, selon le sujet et l’usage.
La responsable de Search a également défendu la place des petits éditeurs. Selon elle, leur force peut venir d’un angle unique, d’une expertise de niche ou d’une relation plus directe avec leur audience.
La visibilité dans AI Mode passe d’abord par l’accessibilité
Sur la visibilité dans AI Mode, Liz Reid a rappelé un point de base : Google doit pouvoir accéder au contenu.
Elle a renvoyé aux recommandations publiées par Google pour les expériences IA. Le socle reste proche du SEO classique : rendre les pages explorables, compréhensibles et utiles pour les internautes.
Google associe aussi cette visibilité à la construction d’une audience. Plus une marque ou un éditeur est identifié pour la qualité de ses contenus, plus cette reconnaissance peut jouer dans Search et dans les réponses générées.
Les éditeurs demandent plus de données
L’entretien a aussi abordé un point de tension majeur : les données disponibles dans Search Console.
Google a commencé à intégrer certaines performances liées aux expériences IA, mais les éditeurs demandent toujours plus de visibilité sur les clics issus des AI Overviews et d’AI Mode.
Liz Reid a indiqué que Google continuait à réfléchir aux métriques les plus utiles. Elle a aussi rappelé que les éditeurs devaient suivre leurs propres indicateurs, comme les ventes, les abonnements, les téléchargements ou les conversions.
Personnalisation, sources et diversité des résultats
Liz Reid a aussi défendu la personnalisation de certains résultats, notamment lorsqu’il n’existe pas de réponse universelle.
Pour des requêtes produit, par exemple, Google peut tenir compte du contexte ou des préférences de l’utilisateur. Pour l’actualité, la logique repose davantage sur un équilibre entre sources fortes, sources préférées et diversité des points de vue.
Dans les AI Overviews, Google affirme vouloir présenter une vue d’ensemble du sujet, plutôt que réduire l’information à une seule réponse ou à une seule source.
Le bon contenu reste la réponse de Google
L’entretien confirme surtout la position officielle de Google face aux inquiétudes des éditeurs.
Malgré les critiques sur la baisse des clics, le manque de données et la place croissante des réponses IA, Google continue de renvoyer les éditeurs au même principe : produire de bons contenus, accessibles, utiles et différenciants.
Pour Liz Reid, ces contenus doivent encore pouvoir émerger dans Search, dans les AI Overviews et dans AI Mode. Reste à savoir comment cette promesse se traduira dans les chiffres de trafic réellement observés par les éditeurs.