Accueil Tendances SEO « Paillis numérique » : John Mueller attaque le contenu SEO “recette”

« Paillis numérique » : John Mueller attaque le contenu SEO “recette”

Robot qui fait le ménage

John Mueller a ironisé sur une partie du contenu SEO produit pour cocher des cases plutôt que pour informer, en le qualifiant de « digital mulch » (“paillis numérique”). Une critique nette des articles calibrés pour le ranking, jugés peu solides dans le temps.

Dans un post lié à l’article Blogging Is Dead. Long Live the Blog, il écrit :

« Vous connaissez la formule. Longueur de l’article : 1 500 mots ou plus. Trois liens internes. Des sous-titres stratégiques. Une infographie en bonus. (…) Et soyons honnêtes : une grande partie de ce contenu SEO n’est que du paillis numérique. (…) Si votre blog existe uniquement pour se positionner, il vit à crédit. »

Write like blogging is alive."You know the formula. Post length: 1,500+ words. Three internal links. Strategic subheaders. Bonus infographic. (…) And let’s be honest—most of that SEO content is just digital mulch. (…) If your blog exists solely to rank, it’s living on borrowed time."

John Mueller (@johnmu.com) 2025-12-19T08:47:12.869Z

Ce que dit vraiment cette phrase, côté SEO

Le terme « paillis » n’est pas qu’une pique. Il renvoie à une production de masse, utile à court terme pour “occuper le terrain”, mais rarement capable de construire une préférence durable. Du contenu qui ressemble aux autres, écrit pour répondre à un pattern de SERP, avec une promesse faible.

Mueller vise surtout un travers fréquent. Quand la stratégie se résume à appliquer un template, on fabrique des pages qui manquent de signaux forts. Angle, informations propres, expertise démontrée, preuve, choix éditoriaux… À l’inverse, les éléments “checklist” (longueur, Hn, maillage) restent des moyens, pas une valeur.

Pourquoi c’est un signal utile fin 2025

Dans un écosystème où Google pousse davantage des réponses, formatées ou résumées, les contenus interchangeables deviennent plus exposés. Ils se laissent résumer, réécrire, remplacer, donc ils défendent mal leur place.

À l’inverse, ce qui résiste le mieux, ce sont les pages qui apportent quelque chose d’irrécupérable en une synthèse standard. Données, retours d’expérience, reporting, parti pris, expertise identifiable, mise à jour sérieuse, éléments vérifiables…

La formule de Mueller ne change pas les fondamentaux. Elle rappelle une hiérarchie simple. La technique aide, la structure aide, mais la différence se joue sur ce que le contenu apporte vraiment.

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