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Google Search prendra à terme en charge la nouvelle méthode HTTP QUERY, conçue pour combiner certaines propriétés de GET et POST. Gary Illyes estime qu’elle pourrait notamment simplifier les navigations à facettes et les systèmes de filtres complexes.
Gary Illyes, analyste au sein de l’équipe Google Search, a confirmé que Google prévoit de prendre en charge la nouvelle méthode HTTP QUERY lorsque son adoption sera suffisamment avancée dans l’écosystème web.
Cette évolution intervient alors que Googlebot utilise déjà plusieurs méthodes HTTP, au-delà des traditionnelles requêtes GET et POST.
QUERY combine des propriétés de GET et POST
La méthode QUERY a été standardisée dans la RFC 10008.
Elle permet d’envoyer un contenu structuré dans la requête, comme avec POST, tout en étant conçue comme une méthode sûre et idempotente. Cela signifie notamment qu’une requête peut être répétée sans entraîner de changement d’état partiel sur le serveur.
Gary Illyes rappelle que GET place généralement les paramètres directement dans l’URL. Cette approche fonctionne bien pour des requêtes simples, mais peut produire des URL très longues lorsque les filtres se multiplient.
POST permet de placer ces informations dans le corps de la requête, mais n’est pas mis en cache par défaut par de nombreux intermédiaires.
La navigation à facettes fait partie des usages visés
Pour Gary Illyes, QUERY présente notamment un intérêt pour les navigations à facettes complexes et les systèmes utilisant de nombreux filtres.
Ces configurations peuvent aujourd’hui générer de longues chaînes de paramètres avec GET ou passer par POST, avec des conséquences différentes sur le cache et l’exploration.
Les URL paramétrées et les facettes constituent déjà un enjeu important pour le budget de crawl, notamment lorsqu’elles créent un grand nombre de combinaisons accessibles aux robots.
Avec QUERY, les serveurs pourront transmettre les paramètres dans un payload structuré tout en conservant les propriétés de sécurité et de cache prévues par la nouvelle méthode.
Cette évolution concerne donc directement certains mécanismes utilisés dans le crawl de Google.
Google attend que l’écosystème adopte la méthode
Gary Illyes indique que l’adoption généralisée prendra du temps. Les serveurs web, CDN, reverse proxies et navigateurs doivent notamment mettre à jour leurs couches réseau.
HTML et CORS devront également évoluer pour prendre pleinement en charge cette nouvelle méthode.
Selon Gary Illyes, cette adaptation pourrait s’étaler sur les prochaines années. Google Search ajoutera son support lorsque l’écosystème aura suffisamment progressé.