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Des conversations Claude rendues publiques ont été retrouvées dans les résultats de Google. Le problème vient d’un conflit entre le blocage robots.txt et une directive noindex inaccessible au moteur.
Des pages de partage Claude sont apparues dans Google au cours du week-end, alors qu’elles comportaient une directive destinée à empêcher leur indexation, rapporte Search Engine Journal.
Robots.txt empêche Google de lire le noindex
Le fichier robots.txt de claude.ai interdit l’exploration des URL situées dans le répertoire /share/.
Dans le même temps, les pages partagées renvoient un en-tête X-Robots-Tag: none. Selon la documentation de Google, cette valeur équivaut à noindex et nofollow.
Le problème vient de l’association des deux règles. Googlebot ne peut pas accéder à la page en raison du blocage robots.txt et ne peut donc pas lire la directive noindex.
Une URL bloquée peut malgré tout apparaître dans les résultats si Google la découvre grâce à des liens présents sur d’autres pages. Le moteur peut alors indexer l’adresse sans explorer son contenu.
Des contenus sensibles retrouvés dans Google
404 Media a signalé que des pages de partage Claude étaient visibles à l’aide de l’opérateur site:.
TechCrunch a indiqué avoir retrouvé des contenus médicaux, des documents internes d’entreprise ainsi que des fichiers contenant les noms et les numéros de téléphone d’enfants scolarisés en primaire. Des Artifacts, les documents et mini-applications créés dans Claude, ont également été retrouvés par un autre chemin d’URL.
Plusieurs médias avaient indiqué que les pages ne comportaient pas de noindex. Lors de sa vérification du 27 juillet, Search Engine Journal a toutefois constaté la présence de l’en-tête, toujours placé derrière le blocage robots.txt.
Il n’a pas pu confirmer si cette directive était déjà active lorsque Google a découvert les pages.
Le conflit était toujours présent le 27 juillet
Les vérifications menées sur claude.ai montrent que :
- le répertoire
/share/est bloqué pour tous les robots ; - les pages partagées renvoient l’en-tête
x-robots-tag: none; - cet en-tête est également envoyé lorsque la requête se présente comme Googlebot ;
- le répertoire
/public/artifacts/n’est pas bloqué dans robots.txt.
Search Engine Journal n’a pas vérifié si les URL des Artifacts comportaient une directive noindex. Les deux types de pages ne peuvent donc pas être comparés sur ce point.
Le consultant informatique indépendant Daniel J. Glover avait signalé le même conflit le 26 juillet.
Disallow ne supprime pas une page de Google
Robots.txt sert à contrôler l’exploration d’un site. Il ne permet pas, à lui seul, d’empêcher l’indexation d’une URL.
Google rappelle depuis plusieurs années qu’une page bloquée peut rester visible dans les résultats si d’autres sites créent des liens vers elle.
Pour exclure une page de l’index, la directive noindex doit être accessible au robot. Google déconseille donc de combiner un blocage robots.txt avec un noindex sur une même URL.
Disallow ne remplace pas noindex. Il ne supprime pas non plus une page déjà indexée.
Anthropic rappelle que les liens sont publics
Anthropic a indiqué à TechCrunch que les liens de partage peuvent apparaître dans les moteurs lorsqu’ils sont publiés dans des espaces accessibles aux robots.
L’entreprise précise que les liens envoyés uniquement par messagerie privée ne devraient pas être découverts. Sa porte-parole Amie Rotherham ajoute que ces URL ne peuvent pas être devinées et ne deviennent accessibles que lorsque l’utilisateur choisit de les partager.
Cette réponse ne revient toutefois pas sur le conflit technique constaté entre le fichier robots.txt et l’en-tête noindex.
Google a de son côté rappelé que les moteurs ne décident pas quelles pages sont rendues publiques et que les propriétaires de sites disposent de contrôles pour gérer l’exploration et l’indexation.
Le partage doit être désactivé dans Claude
Les conversations et Artifacts encore partagés restent accessibles à toute personne disposant de leur lien.
Les utilisateurs peuvent consulter leurs conversations publiques dans les paramètres de Claude, depuis la rubrique consacrée à la confidentialité et aux chats partagés.
Désactiver le partage rend le lien direct inaccessible. La suppression du résultat Google dépend en revanche des mesures prises par Anthropic, puisque l’utilisateur ne contrôle ni les directives envoyées à Googlebot ni les demandes de retrait.
Les Artifacts utilisent un système de publication distinct. Retirer le partage d’une conversation et dépublier un Artifact constituent donc deux actions séparées.
Des précédents avec ChatGPT et Bard
Le cas de Claude n’est pas isolé.
OpenAI avait retiré les conversations ChatGPT partagées des résultats de recherche en août 2025. Google avait également empêché l’indexation des conversations Bard en 2023.
Dans ces différents cas, des liens publics ont été diffusés au-delà du cercle initialement envisagé par leurs auteurs.
Un lien de partage public doit donc être considéré comme une page accessible sur le Web dès sa création.