Eric Hoover, consultant disposant de plus de 17 ans d’expérience en SEO et stratégie organique, détaille une méthode utilisée dans son agence pour travailler la visibilité des marques dans les réponses générées par intelligence artificielle.
Son approche distingue notamment le fait d’être mentionné par une IA de celui d’être cité avec un lien vers une source. Elle repose sur trois étapes qui doivent selon lui fonctionner ensemble.
Rendre les pages facilement accessibles aux LLM
La première étape reste largement fondée sur les principes classiques du SEO technique.
Eric Hoover cite notamment une navigation logique, une structure de page lisible par les machines, un balisage adapté et l’optimisation des contenus existants. Les pages produit, les contenus éditoriaux et les profils d’entreprise font partie des éléments concernés.
L’objectif consiste à permettre aux systèmes IA de comprendre correctement le contenu, les produits et les messages de la marque.
Cette question de l’accessibilité rejoint les travaux consacrés au RAG et aux éléments qui aident une page à être citée.
Hoover recommande également de structurer clairement les pages importantes, avec des H1 et H2 cohérents, des caractéristiques segmentées et des descriptions précises.
Créer et actualiser les contenus propriétaires
La deuxième phase repose sur la production de contenus frais, mais aussi sur la mise à jour et la réutilisation des contenus existants.
Pour Eric Hoover, les supports propriétaires servent de source de référence sur la marque. Ils doivent notamment préciser qui elle est, ce qu’elle propose et les messages qu’elle souhaite voir associés à ses produits ou services.
L’auteur recommande de partir des sujets encore insuffisamment couverts et de combiner recherche de mots-clés, données SEO et analyse des contenus déjà cités par les moteurs IA.
Cette approche peut également s’appuyer sur les fan-out queries comme indicateur de visibilité afin d’identifier les sujets et sous-thèmes recherchés par les systèmes génératifs.
Hoover évoque aussi la réutilisation des contenus existants. Un article peut par exemple être décliné sous forme d’infographie, de vidéo courte ou de contenu social.
Cette logique rejoint une autre approche consacrée aux contenus à produire en priorité pour la recherche IA.
Les sources tierces interviennent pour construire l’autorité
Selon Eric Hoover, être compris par une IA ne garantit pas d’être cité dans sa réponse.
La troisième étape consiste donc à développer la présence de la marque auprès de médias, publications spécialisées, podcasts, Substacks, influenceurs ou autres sources extérieures.
L’auteur cite notamment une étude d’AirOps selon laquelle jusqu’à 85 % des mentions B2B situées en haut du funnel dans les réponses IA proviendraient de contenus tiers.
Il recommande d’identifier les sources déjà citées sur les requêtes importantes et de rapprocher cette analyse des mots-clés et prompts suivis.
Les grandes publications ne sont pas les seules concernées. Hoover estime que des médias spécialisés et crédibles dans une niche peuvent également jouer un rôle important.
Cette place accordée à l’autorité externe rejoint d’autres observations montrant que ChatGPT recommande surtout les marques reconnues sur leur sujet.




