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Recherche IA : le link building traditionnel montre ses limites

Liens, backlinks

Le link building fondé sur le volume, le Domain Rating et les insertions de liens perdrait en efficacité dans la recherche IA. Gaetano DiNardi estime que les systèmes génératifs accordent davantage d’importance au contexte, à la pertinence et aux signaux convergents autour d’une marque.

Les backlinks restent utiles, mais pas tous de la même manière

Dans une analyse publiée sur Search Engine Land, Gaetano DiNardi, consultant en marketing B2B spécialisé dans l’AI SEO et la croissance inbound, revient sur l’évolution du link building à l’heure de la recherche IA. Fort de plus de dix ans d’expérience et après avoir accompagné plus de 50 entreprises SaaS, il s’appuie notamment sur son expérience des campagnes de link building qu’il dit avoir testées et auditées.

Selon lui, les backlinks conservent un rôle en SEO, notamment pour atteindre un certain niveau d’autorité. En revanche, les approches fondées sur le volume, les insertions de liens, les articles invités courts et les échanges systématiques seraient de moins en moins adaptés à la recherche générative.

Il critique en particulier les prestations tarifées selon le Domain Rating ou le Domain Authority. Un lien acheté sur un domaine bien noté peut selon lui apparaître dans un contenu peu pertinent, provenir d’une page sans rapport avec la cible ou être placé parmi de nombreux liens externes artificiels.

Gaetano DiNardi estime donc que la métrique d’autorité seule ne permet pas d’évaluer la qualité réelle d’un placement.

La recherche IA accorderait plus de poids au contexte

L’auteur considère que la recherche IA pose une question différente du référencement classique. Il ne s’agit plus seulement de faire progresser une URL, mais de permettre à un système de comprendre ce qu’est une marque, ce qu’elle propose et dans quel environnement elle évolue.

Il s’appuie notamment sur une réflexion de Wil Reynolds, fondateur de Seer Interactive, qui estime que les systèmes IA demandent davantage de preuves pour soutenir une recommandation.

Selon cette approche, les mentions sur des sources pertinentes, les associations répétées avec un secteur, des concurrents ou des usages précis contribueraient davantage à construire la compréhension d’une marque.

Gaetano DiNardi oppose ainsi les liens insérés de manière isolée à un ensemble de signaux cohérents répartis sur plusieurs sources crédibles.

Les mentions de marque ne suffisent pas non plus

L’auteur met également en garde contre certaines offres présentées comme du « AI mention building » ou des campagnes de visibilité dans les LLM.

Selon lui, remplacer simplement les backlinks par des mentions payantes ne change pas réellement le modèle si celles-ci proviennent toujours de sites peu crédibles ou sans rapport direct avec le sujet.

Il cite notamment les mentions sponsorisées, les échanges de visibilité et certaines opérations sur Reddit comme des pratiques susceptibles de reproduire les mêmes limites que le link building traditionnel.

Pour Gaetano DiNardi, la validation par des sources tierces n’a de valeur que si ces sources sont reconnues et pertinentes dans leur domaine.

Des signaux plus difficiles à fabriquer artificiellement

Parmi les pistes qu’il met en avant figurent les avis clients sur des plateformes reconnues, les comparatifs publiés sur les sites des marques, les études propriétaires, les outils gratuits ou encore les apparitions dans des podcasts et médias spécialisés.

L’auteur cite également une étude de Cyrus Shepard selon laquelle 92 % des sites ayant connu une forte croissance organique produisent leurs propres ressources originales.

L’idée défendue est que les actifs éditoriaux propriétaires et les mentions obtenues dans un contexte cohérent peuvent contribuer à renforcer la présence d’une marque dans les sources utilisées par les moteurs de recherche et les systèmes IA.

Gaetano DiNardi est consultant en croissance et spécialiste du SEO B2B. Son analyse publiée dans Search Engine Land porte sur l’évolution des pratiques de link building face aux nouveaux usages de la recherche alimentée par l’intelligence artificielle.

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