Google répond aux doutes sur les moyens de son équipe antispam

Google assure que son équipe chargée du spam dans Search reste bien dotée. Cette confirmation intervient après une mise à jour d’août marquée par de fortes sorties du top 100.

Google antispam
Illustration générée par IA — Position Zéro
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Dans cet articleSommaire
  1. Rajan Patel confirme les moyens de l’équipe antispam
  2. La Spam Update a duré moins de trois jours
  3. Les sorties du top 100 ont augmenté de 82 %
  4. Google ne précise pas les pratiques ciblées

La réponse vient de Rajan Patel, vice-président de l’ingénierie de Google Search. Elle porte sur les moyens accordés à l’équipe chargée de lutter contre le spam dans les résultats.

Rajan Patel confirme les moyens de l’équipe antispam

Dans un message publié sur X, Gagan Ghotra s’interrogeait sur les ressources consacrées à Google Search. Il estimait que la priorité accordée à Gemini pouvait avoir réduit les moyens disponibles pour traiter certaines pratiques de spam.

La Spam Update d’août lui a fait revoir cette hypothèse. Il y voit le signe que l’équipe continue de développer des systèmes capables de cibler de nouvelles pratiques.

Interrogé sur le fait que l’équipe antispam reste bien dotée, Rajan Patel a répondu simplement : « Oui, elle l’est. »

Cette réponse de trois mots confirme la disponibilité de ressources au sein de l’équipe. Elle ne fournit toutefois aucun chiffre sur les moyens, les effectifs ou les projets actuellement développés.

La Spam Update a duré moins de trois jours

Google avait annoncé le lancement mondial de la Spam Update d’août le 18 août 2026.

D’après le Google Search Status Dashboard, il s’agissait d’une mise à jour mondiale, applicable à toutes les langues. Son déploiement s’est terminé le 21 août.

La mise à jour a donc duré deux jours et seize heures. Google a confirmé son déploiement achevé en moins de trois jours, sans communiquer de liste détaillée des systèmes modifiés.

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Cette durée apparaît courte par rapport à certaines mises à jour antérieures. Elle ne permet pas, à elle seule, de connaître l’ampleur des changements appliqués aux systèmes de classement.

Les sorties du top 100 ont augmenté de 82 %

SE Ranking a analysé 100 000 mots-clés répartis entre vingt secteurs aux États-Unis. L’entreprise a comparé les positions observées avant et après la mise à jour avec une période de référence située en juillet.

Pendant la Spam Update, 16,71 % des URL présentes dans le top 10 sont passées au-delà de la centième position. Cette proportion atteignait 9,2 % durant la période de référence.

L’écart correspond à une progression de 82 % des sorties du top 100 entre les deux périodes. Les données ne permettent pas de distinguer les URL reléguées après la centième position de celles qui ont quitté l’index.

Les résultats sont restés instables après la fin officielle du déploiement. Plusieurs outils ont encore signalé une volatilité élevée dans Google au cours des jours suivants, sans nouvelle mise à jour annoncée par le moteur.

Google ne précise pas les pratiques ciblées

La déclaration de Rajan Patel ne décrit pas les algorithmes employés pendant la Spam Update. Aucune pratique ciblée n’est nommée, et Google ne relie officiellement la mise à jour à aucun format de page particulier.

Glenn Gabe a publié plusieurs études de cas consacrées à des sites touchés. D’autres témoignages ont également signalé le recul de sites automatisés par IA. Ces constats documentent des évolutions individuelles, mais les observations restent externes à Google.

Les données de SE Ranking mesurent pour leur part les changements de position sur un panel de requêtes. Elles ne déterminent ni les techniques sanctionnées ni la cause de chaque baisse. Google n’a fourni aucun diagnostic individuel concernant les domaines affectés.

Jordan Belly
Auteur

Jordan Belly

Rédacteur web SEO à Toulouse, j’interviens depuis plus de vingt ans sur le contenu éditorial, dont plus de douze ans dédiés au référencement naturel. J’accompagne les entreprises dans la construction de leur visibilité en ligne, en m’appuyant sur une veille continue des évolutions de Google et des moteurs basés sur l’IA. Je continue par ailleurs à écrire pour la presse spécialisée (Système D, Le Particulier, UFC Que Choisir…) et suis l’auteur du Guide du rédacteur web (Edi.Pro).

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