Google rappelle le faible poids des mots-clés dans les URL

Google lance une série vidéo consacrée aux questions inhabituelles du SEO technique. Le premier épisode traite des mots-clés, des caractères internationaux, des émojis et des séparateurs dans les URL.

Google décrypte une adresse web
Illustration générée par IA — Position Zéro
Partager
Dans cet articleSommaire
  1. Les mots-clés constituent un signal très faible
  2. Les domaines internationaux passent par le Punycode
  3. Google peut traiter les émojis dans le chemin d’une URL
  4. Google recommande les tirets pour séparer les mots

Gary Illyes et Cherry Prommawin, de l’équipe Google Search Central, présentent « The Non-Canonical Cabinet ». Après une bande-annonce publiée le 6 octobre, le premier épisode est paru le 14 octobre. Le format adopte les codes d’une comédie et répond aux questions particulières des propriétaires de sites et des professionnels du référencement.

Les mots-clés constituent un signal très faible

Gary Illyes décrit les mots-clés présents dans une URL comme un signal extrêmement faible parmi les facteurs de classement de Google. Selon lui, ils servent surtout lorsque le moteur ne dispose d’aucune autre information sur une page.

Il prend l’exemple d’un site créé quelques secondes auparavant, encore dépourvu de contenu. Dès que Google peut analyser celui-ci, les termes présents dans le domaine et le chemin de l’URL deviennent pratiquement sans importance pour le classement.

Cette explication concerne aussi les noms de domaine riches en mots-clés. L’accumulation d’expressions dans une adresse ne remplace donc pas les informations que le moteur tire de la page elle-même.

Les domaines internationaux passent par le Punycode

Cherry Prommawin rappelle que Google suit les standards techniques applicables aux noms de domaine. Dans leur forme ASCII classique, ceux-ci utilisent des lettres, chiffres et tirets.

Les noms de domaine internationalisés, ou IDN, permettent aussi d’utiliser des écritures comme le chinois ou l’arabe. Leur représentation technique passe par le Punycode, avec un préfixe de type xn--. Le navigateur peut ensuite afficher le nom dans son écriture d’origine.

Gary Illyes souligne que certains caractères de systèmes d’écriture différents se ressemblent fortement. Cette proximité visuelle peut créer une confusion entre deux adresses.

Publicité

Les émojis sont exclus des standards IDN actuels. L’ICANN relève toutefois que certaines extensions nationales permettent leur enregistrement au deuxième niveau, tout en déconseillant cet usage pour des raisons de compatibilité et de sécurité.

Google peut traiter les émojis dans le chemin d’une URL

La partie située après le nom de domaine suit des règles différentes. Gary Illyes indique que Googlebot peut explorer un chemin avec un émoji et que les systèmes peuvent le traiter.

Le caractère passe alors par un encodage avec des pourcentages. L’émoji poulet 🐔, utilisé dans l’épisode, correspond ainsi à %F0%9F%90%94.

Son affichage varie selon les navigateurs et les applications. Certains montrent le dessin, d’autres la séquence encodée. La documentation sur la structure des URL recommande cet encodage pour les caractères non ASCII et comporte déjà un exemple avec des émojis.

Google recommande les tirets pour séparer les mots

Dans un chemin d’URL, Gary Illyes explique que les mots reliés par des underscores peuvent être traités comme un seul mot très long. Il précise que Google peut malgré tout parvenir à exploiter les termes.

La recommandation reste d’utiliser des tirets entre les mots, comme dans /guide-seo-technique/, plutôt que /guide_seo_technique/.

La documentation officielle rattache cette préférence à des raisons historiques. En programmation, les underscores servent notamment à réunir les éléments d’un même nom, comme celui d’une fonction.

Google invite les spectateurs à proposer leurs questions dans les commentaires. Le prochain épisode annoncé portera sur le fichier robots.txt.

Jordan Belly
Auteur

Jordan Belly

Rédacteur web et consultant SEO à Toulouse, j’interviens depuis plus de vingt ans sur le contenu éditorial, dont plus de douze ans dédiés au référencement naturel. J’accompagne les entreprises dans la construction de leur visibilité en ligne, du contenu aux aspects techniques et à la sécurité de leurs sites. Mon travail s’appuie sur une veille continue des évolutions de Google et des moteurs basés sur l’IA. Je continue par ailleurs à écrire pour la presse spécialisée (Système D, Le Particulier, UFC Que Choisir…) et suis l’auteur du Guide du rédacteur web (Edi.Pro).

Voir ses publications
À lire aussi

À lire ensuite

Gérer mes choix de confidentialité