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Preferred Sources permet aux utilisateurs connectés de privilégier certains médias dans Top Stories via un module dédié, mais son déploiement et surtout sa mesure côté éditeurs restent limités à ce stade.
En août 2025, Google a lancé Preferred Sources, une option de personnalisation liée aux résultats d’actualité dans Google Search. D’abord déployée aux États-Unis (puis étendue à d’autres marchés), elle permet aux utilisateurs connectés de choisir des médias “préférés”. Google peut ensuite mettre davantage en avant ces sources dans les encarts Top Stories lorsqu’un contenu récent et pertinent existe.
Déployée mondialement pour les requêtes en anglais fin 2025, Preferred Sources peut donc aussi apparaître en France sur certaines recherches en anglais. Google évoque une extension à d’autres langues, sans calendrier public détaillé par pays.
Preferred Sources, en bref
Preferred Sources se rattache à des recherches qui déclenchent un encart Top Stories. L’utilisateur choisit des sites dans ses préférences. Ensuite, Google augmente la probabilité de voir ces sites apparaître dans Top Stories, tout en continuant à afficher d’autres médias.
Google peut aussi afficher un module séparé, “From your sources”, qui regroupe uniquement des contenus issus des sites sélectionnés. Un même média peut apparaître à la fois dans Top Stories et dans “From your sources” pour une requête identique.
Ce que l’utilisateur peut sélectionner (et ce qui ne marche pas)
La sélection se fait au niveau :
- du domaine (ex. : newssite.com),
- ou du sous-domaine (ex. : canada.newssite.com).
En revanche, la sélection ne se fait pas au niveau du sous-dossier (ex. : newssite.com/hockeyblog).
Comment un utilisateur active Preferred Sources
L’accès passe par un compte Google :
- si l’utilisateur n’est pas connecté, Google affiche une incitation du type “Sign in to customize” près de Top Stories,
- si l’utilisateur est connecté, il peut ajouter des sources via un répertoire de préférences (“Source preferences”) ou via l’icône près du libellé Top Stories dans les résultats.
Google n’indique pas de limite stricte au nombre de sites qu’un utilisateur peut ajouter.
Ce que les éditeurs peuvent faire pour favoriser l’adoption
Preferred Sources dépend d’un geste explicite du lecteur. Les tactiques observées dans la communauté éditoriale sont classiques :
- un article “mode d’emploi” sur le site,
- un rappel dans une newsletter,
- un post dédié sur les réseaux sociaux, avec un lien et une consigne simple,
- un bouton “Add/Follow” ou un lien vers la page de préférences, dans un template article ou dans le footer.
Ce que Google permet de mesurer, et ce qui manque
À ce stade, Google ne fournit pas de tableau de bord qui indique :
- combien d’utilisateurs ont choisi un site en source préférée,
- combien d’impressions ou de clics proviennent du module “From your sources”.
Dans les échanges publics sur le sujet, Google a indiqué regarder la question.
En pratique, un éditeur peut surtout suivre :
- les clics sur ses liens ou boutons qui renvoient vers l’ajout en source préférée,
- des tendances globales sur le trafic Search (sans attribution spécifique à Preferred Sources).
L’avis de Position Zéro
Preferred Sources ne se résume pas à une fonctionnalité de plus. Elle s’inscrit dans une évolution plus large de Google Search vers davantage de personnalisation des surfaces d’actualité, avec un rôle plus direct donné aux préférences des utilisateurs.
Pour les SEO et les éditeurs, l’intérêt est surtout stratégique. Même si le périmètre linguistique évolue progressivement, cette orientation éclaire la trajectoire prise par Google à moyen terme et invite à renforcer dès maintenant les signaux de préférence explicite ainsi que la relation directe avec la marque.