Une enquête de The Information, média spécialisé dans l’économie des entreprises technologiques, détaille les premiers versements du programme. Les journalistes ont interrogé des sources proches du dispositif et des responsables de sites intégrés au test. Cette expérimentation intervient sur fond de recul du trafic des éditeurs.
Environ 100 éditeurs participent au programme
Google teste depuis moins d’un an son programme AI Contribution. D’après The Information, il réunit désormais environ 100 éditeurs numériques.
Les paiements concernent les contenus qui apportent une contribution jugée significative aux réponses d’AI Overviews, d’AI Mode et de Gemini. Une page seulement utilisée pour vérifier une information ou ajouter un lien après la génération de la réponse ne serait pas rémunérée.
Les éditeurs disposent d’un espace dans leur Search Console pour consulter leurs revenus mensuels et l’historique des versements. Ils peuvent aussi gérer leurs informations de paiement et quitter le programme. Digiday avait révélé ces premiers éléments en septembre.
Des versements très différents selon les éditeurs
Pour plusieurs blogs et sites de petite ou moyenne taille, les paiements représenteraient moins de 0,1 % des revenus tirés de la publicité. Certains petits éditeurs auraient reçu moins de 1 000 dollars après plusieurs mois de participation.
Un site entré dans le programme quelques mois auparavant aurait touché 50 000 à 60 000 dollars. Son responsable précise que cette somme ne représente qu’une faible part de l’activité de l’entreprise.
Un autre éditeur, présent depuis les débuts du test, percevrait plus d’un million par an. Dans son cas, le versement occuperait une place plus importante dans les revenus. The Information ne communique ni le nom ni le chiffre d’affaires des entreprises citées, ce qui ne permet pas de comparer directement leur rémunération.
Le calcul des paiements reste inconnu
Plusieurs éditeurs interrogés disent n’avoir aucun détail sur le calcul appliqué par Google. Ils peuvent recevoir des montants différents chaque mois, sans explication sur l’origine de ces variations.
Les participants ignorent si la rémunération dépend du nombre d’affichages, des clics, de la proportion de réponse issue de leurs pages ou de la fréquence d’utilisation de leurs contenus. Google indique seulement que chaque somme repose sur la contribution apportée à une réponse générée.




