Dans une analyse publiée le 9 septembre, Kaspar Szymanski examine les erreurs à éviter après la spam update d’août 2026. Cofondateur de Search Brothers et ancien membre de l’équipe Search Quality de Google, il accompagne les sites touchés par des pénalités. Il rapporte que certains éditeurs subissent à la fois une baisse algorithmique et une action manuelle.
Commencer par les contenus et les logs
Pour Kaspar Szymanski, la qualité des contenus semble être un problème majeur parmi les sites touchés. Il met notamment en cause un contrôle humain trop limité, qui laisse la qualité se dégrader au fil des publications. Son analyse porte sur les contenus accessibles à Google, quelle que soit leur méthode de production, y compris le contenu généré par IA.
Il recommande de croiser un crawl du site avec les journaux du serveur web. Ces logs permettent notamment de repérer les sections fréquemment explorées par les robots juste avant la chute des positions. Des outils comme Lumar ou JetOctopus peuvent servir à cette investigation.
L’examen peut aller jusqu’au modèle économique
L’auteur préconise de confier le diagnostic à un intervenant extérieur à l’équipe. Selon lui, les personnes responsables du développement et de l’exploitation quotidienne du site manquent parfois de recul pour examiner leurs propres choix. Cette expertise doit couvrir la cohérence des signaux techniques, la qualité éditoriale et le respect des règles de Google.
Les corrections peuvent aussi exiger de revoir certaines pratiques commerciales. Kaspar Szymanski cite le mélange de contenus éditoriaux et rémunérés parmi les situations à examiner. Il rappelle qu’un modèle peut avoir fonctionné pendant des années sans être conforme aux règles du moteur.
Corriger le site avant de demander un réexamen
Une action manuelle est signalée dans le rapport correspondant de Search Console. Elle peut concerner une partie du site ou son ensemble, comme le précise la documentation de Google. Kaspar Szymanski déconseille de laisser une sanction partielle sans traitement, car il estime que ses conséquences peuvent s’étendre avec le temps.
Il met en garde contre les suppressions massives de contenus et les demandes de réexamen envoyées avant la résolution du problème. D’après son expérience, des refus successifs rendent la démarche plus difficile et plus coûteuse.
Sa recommandation est de contrôler la conformité du site à l’ensemble des règles antispam, au-delà du seul problème mentionné dans la notification. Google demande, de son côté, de corriger toutes les pages concernées et de décrire les mesures prises, avec les éléments qui attestent du travail réalisé. Cette procédure de réexamen concerne les actions manuelles.
Prévoir les délais et réduire la dépendance à Google
Après les corrections, la fréquence de crawl intervient dans la prise en compte des changements. Kaspar Szymanski évoque des délais de plusieurs mois, y compris, dans certains cas, pour obtenir la levée d’une action manuelle. Il souligne qu’une résolution du problème ne garantit pas le retour aux anciennes positions, que d’autres sites ont pu occuper entre-temps.
L’auteur considère enfin qu’une entreprise dont la moitié des ventes dépend de Google Search s’expose à un risque commercial important. Il recommande de diversifier l’acquisition, notamment avec Bing et le trafic direct lié à la notoriété de la marque. Pour les grands éditeurs, il évoque aussi plusieurs marques distinctes et indépendantes.




