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La core update de mars 2026 a provoqué des mouvements nettement plus marqués que celle de décembre 2025. D’après des données de SE Ranking partagées avec Search Engine Land, près de 80 % des résultats du top 3 ont changé de position, tandis qu’environ un quart des pages présentes dans le top 10 sont sorties du top 100.
Une volatilité plus forte à tous les niveaux
Selon SE Ranking, la volatilité a progressé sur l’ensemble des zones observées. Dans le détail :
- 79,5 % des URLs du top 3 ont bougé, contre 66,8 % en décembre 2025,
- 90,7 % des URLs du top 10 ont changé de position, contre 83,1 % auparavant.
La stabilité a reculé dans le même temps :
- 20,5 % seulement des URLs du top 3 ont conservé exactement leur position, contre 33,1 % en décembre,
- dans le top 10, ce taux est tombé à 9,3 %, contre 16,9 % lors de la précédente core update.
Autre signal notable, la rotation s’est accentuée en haut des résultats. Environ 24,1 % des pages présentes dans le top 10 sont sorties du top 100, contre 14,7 % après la core update de décembre 2025.
Une lecture compliquée par la spam update
L’analyse doit toutefois être replacée dans son contexte. La core update de mars 2026 a commencé à être déployée un jour après la fin de la spam update de mars 2026.
Pour SE Ranking, l’essentiel de la volatilité observée semble bien lié à la core update, la spam update ayant pu accentuer certains mouvements. Ce chevauchement complique donc la comparaison directe avec décembre, même si mars apparaît plus instable.
Une visibilité qui se concentre sur d’autres types de sites
Une autre analyse, menée par Aleyda Solis à partir de données Sistrix entre le 26 mars et le 11 avril, met en avant un déplacement de la visibilité vers des sources plus directes. Les sites qui gagnent le plus de visibilité sont notamment :
- les sites officiels et institutionnels,
- les sites spécialisés ou de niche,
- les marques établies,
- les grandes plateformes dominantes.
À l’inverse, les pertes concernent plus souvent :
- les agrégateurs,
- les annuaires,
- les sites de comparaison.
Des gagnants et perdants selon les secteurs
Plusieurs verticales illustrent cette recomposition. Dans les résultats liés aux dictionnaires et aux langues, certains sites de référence ont reculé au profit de plateformes plus fortes ou de destinations majeures.
- Sur l’emploi, des agrégateurs comme ZipRecruiter ou Glassdoor ont perdu en visibilité, alors que des sites employeurs et des plateformes spécialisées comme USAJobs ou Amazon.jobs ont progressé.
- Les domaines gouvernementaux et institutionnels, comme Census.gov ou BLS.gov, ont gagné du terrain sur les requêtes factuelles.
- Dans le voyage et l’immobilier, la visibilité s’est déplacée depuis des plateformes larges de découverte vers des marques plus fortes et des destinations primaires.
- En santé, les résultats ont aussi été réorganisés, avec un recul de certains sites grand public au profit de sources plus cliniques, spécialisées ou orientées recherche.
Une exception ressort dans l’ensemble étudié : YouTube aurait enregistré la plus forte baisse de visibilité du jeu de données analysé.