WordPress vs EmDash : tensions entre Mullenweg et Cloudflare

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Illustration générée par IA — Position Zéro
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Dans cet articleSommaire
  1. Matt Mullenweg rejette l’idée d’un “successeur spirituel”
  2. Une critique aussi dirigée vers l’écosystème Cloudflare
  3. Une conclusion plus tard modifiée
  4. La réponse de Cloudflare
  5. L’avis de Position Zéro

Cloudflare a présenté EmDash comme le « successeur spirituel » de WordPress. Matt Mullenweg a rejeté cette comparaison dans un billet consacré au projet, avant d’en atténuer la conclusion quelques heures plus tard. Le CEO de Cloudflare, Matthew Prince, a ensuite répondu publiquement.

Matt Mullenweg rejette l’idée d’un “successeur spirituel”

Dans son billet, Matt Mullenweg a reconnu plusieurs qualités à EmDash, un outil de publication web développé par Cloudflare. Il a décrit un produit solide, a salué « une excellente ingénierie », a évoqué « des outils de migration bien pensés » et la rapidité de l’ensemble. Il a également estimé qu’EmDash pourrait attirer « des dizaines de milliers de sites ».

Mais son désaccord porte sur le positionnement. Il conteste l’idée qu’EmDash puisse être présenté comme un héritier de WordPress :

« Vous pouvez venir chercher nos utilisateurs, mais ne vous présentez pas comme notre successeur sans comprendre notre esprit. »

Il rappelle aussi ce qui, selon lui, fonde WordPress : une solution pensée pour fonctionner sur de nombreuses infrastructures, dans une logique de diffusion large de la publication sur le web.

Une critique aussi dirigée vers l’écosystème Cloudflare

Matt Mullenweg a également critiqué le positionnement d’EmDash, qu’il juge étroitement lié à l’écosystème Cloudflare. Il a notamment écrit :

« Je pense qu’EmDash a été créé pour vendre davantage de services Cloudflare. »

Dans le même temps, il a nuancé son propos. Il a dit apprécier l’entreprise, évoqué « l’une des meilleures organisations d’ingénierie au monde » et souligné le choix de l’open source :

« J’aime vraiment Cloudflare (…) et j’aime le fait que ce soit open source. »

Il a enfin ajouté qu’EmDash pouvait fonctionner sur d’autres infrastructures, tout en laissant entendre qu’il restait avant tout pensé pour l’environnement Cloudflare :

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« Si vous voulez un CMS parfaitement intégré à Cloudflare et difficile à quitter, EmDash est un excellent choix. »

Une conclusion plus tard modifiée

La fin du billet a particulièrement retenu l’attention. Dans sa première version, Matt Mullenweg avait écrit :

« S’il vous plaît, ne mettez pas le nom WordPress dans votre bouche. »

Une formule ensuite supprimée. Il a alors recentré son propos sur WordPress, en insistant sur sa dimension communautaire, et ajouté :

« Le plus proche d’un successeur spirituel que j’ai vu n’est pas un autre CMS, mais OpenClaw. »

La réponse de Cloudflare

Matthew Prince, cofondateur et CEO de Cloudflare, a réagi sur X : « Je pense que c’est une critique juste de
@photomatt à propos d’EmDash
. Je reste optimiste quant au fait qu’elle attirera un ensemble plus large de développeurs dans l’écosystème WordPress. »

L’avis de Position Zéro

La question posée est celle de l’écosystème technique. En SEO, le choix d’un CMS ne dépend pas uniquement des fonctionnalités, mais de son intégration à une infrastructure, avec des effets sur la performance, la distribution et la capacité à évoluer.

Un outil très intégré peut faciliter l’exécution, mais limiter la liberté. À l’inverse, une solution plus ouverte demande plus de gestion, mais offre davantage de contrôle. À chacun d’arbitrer selon ses contraintes.

Jordan Belly
Auteur

Jordan Belly

Rédacteur web SEO à Toulouse, j’interviens depuis plus de vingt ans sur le contenu éditorial, dont plus de douze ans dédiés au référencement naturel. J’accompagne les entreprises dans la construction de leur visibilité en ligne, en m’appuyant sur une veille continue des évolutions de Google et des moteurs basés sur l’IA. Je continue par ailleurs à écrire pour la presse spécialisée (Système D, Le Particulier, UFC Que Choisir…) et suis l’auteur du Guide du rédacteur web (Edi.Pro).

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