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Google Discover : ce que montre le “Scorecard” de la Core Update de février 2026

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La core update Google Discover (février 2026) semble renforcer la personnalisation locale, favoriser davantage d’éditeurs américains et pousser l’actualité/sport. La baisse du clickbait reste seulement directionnelle.

Début février 2026, Google a déployé une core update centrée sur Discover pour les utilisateurs anglophones aux États-Unis. John Shehata (NewzDash) a publié une analyse basée sur des données panel, comparant la période pré-update (25-31 janvier 2026) à la période post-update (8-14 février 2026), afin de mesurer les évolutions observées dans Google Discover.

Périmètre et méthode

L’étude s’appuie sur les exports US Top 1000 domains, US Top 1000 articles, ainsi que les déclinaisons Californie et New York, via un panel Discover à grande échelle.

Pour comparer les listes avant/après, NewzDash se base sur le “Visibility Score”, un indicateur interne de visibilité dans Discover. Ce score est calculé de façon relative sur chaque fenêtre temporelle. L’item le mieux classé reçoit 100 points, les autres étant pondérés proportionnellement.

Dans la vue US Top 1000 domains, les scores sont en plus normalisés afin de rendre les périodes pré et post comparables sur une même échelle. Les résultats présentés ci-dessous décrivent des tendances observées sur la fenêtre étudiée.


Objectif 1 : davantage de contenus locaux et nationaux

Google indiquait vouloir mieux mettre en avant les sites basés dans le pays de l’utilisateur. L’analyse l’évalue à deux niveaux : la répartition par pays au niveau des domaines, puis la personnalisation géographique au niveau des articles.

Répartition des domaines (US Top 1000 domains, scores normalisés)

La part des éditeurs internationaux recule de 8,52 % à 7,04 %, tandis que la part des éditeurs américains progresse de 88,86 % à 89,94 %.

Plusieurs domaines à signal international enregistrent un recul de visibilité, tandis que de grands éditeurs américains progressent sur la même période. Des exceptions subsistent, certains médias globaux gagnant en visibilité lorsque leurs contenus correspondent à des sujets d’intérêt fort pour le public américain.

La part des plateformes (YouTube, X et similaires) augmente légèrement au niveau des domaines.

Plateformes dans les listes d’articles (Top 1000)

Au niveau des articles, la part cumulée YouTube + X recule modestement dans les trois exports :

  • US : 63,16 % → 62,68 %
  • Californie : 58,43 % → 56,53 %
  • New York : 59,34 % → 56,34 %

Ces vues ne mesurent pas la même chose. La liste “domains” agrège la visibilité par domaine, tandis que la liste “articles” décrit la composition des contenus les plus distribués. Dans les exports d’articles, les plateformes restent majoritaires, mais leur part baisse légèrement sur la période post-update.

Personnalisation régionale (niveau État)

Les flux Californie et New York partagent un socle national commun, mais intègrent une couche locale distincte.

Californie :

  • Articles locaux dans le Top 100 : 10 → 16
  • Articles de domaines locaux dans le Top 1000 : 36 → 49

New York :

  • Articles locaux dans le Top 100 : 16 → 14
  • Articles de domaines locaux dans le Top 1000 : 118 → 125

La comparaison croisée souligne l’écart entre les deux États. Les domaines new-yorkais apparaissent environ cinq fois plus dans le flux New York que dans le flux Californie, et l’inverse est observé pour les domaines californiens.


Objectif 2 : réduction des contenus sensationnalistes

L’analyse s’appuie sur des indicateurs mesurables dans les exports : marqueurs lexicaux “évidents” associés au clickbait, longueur moyenne des titres, part de titres interrogatifs, et répartition entre contenus éditoriaux et contenus de plateformes.

Marqueurs explicites

Les titres contenant des marqueurs typiques du clickbait restent rares et ne progressent pas en volume. La part pondérée par score des items “signalés” augmente légèrement, ce qui reflète l’impact potentiel de quelques contenus très visibles sur la distribution.

Structure des titres et mix éditorial (US Top 1000)

Sur la liste US Top 1000 articles, les mesures suivantes évoluent :

  • Longueur moyenne des titres : 72,9 → 84,2 caractères
  • Articles éditoriaux : 346 → 366
  • Items sociaux : 646 → 627
  • Titres sous forme de question : 15 → 13

Les titres deviennent plus longs en moyenne et la part éditoriale progresse légèrement.

Recul de formats répétitifs

L’analyse signale aussi une baisse de visibilité de certains formats répétitifs de type titres à suspense ou listicles. Dans plusieurs cas, des domaines très dépendants de ces modèles perdent des positions élevées ou disparaissent du Top 1000 sur la fenêtre post-update.


Objectif 3 : contenus plus actuels et signaux d’expertise

Cet objectif combine plusieurs dimensions. Les exports permettent surtout d’observer l’orientation “actualité” et les évolutions de mix thématique, ainsi que la diversité des éditeurs. L’évaluation directe de la profondeur et de l’originalité nécessite une analyse au niveau du contenu.

Basculement vers l’actualité et le sport

La part pondérée par score progresse pour les actualités et le sport, et recule pour culture/divertissement (catégories “News”, “Sports” et “Arts & Entertainment” dans les exports).

US :

  • News : 15,94 % → 19,16 %
  • Sports : 5,06 % → 8,52 %
  • Arts & Entertainment : 24,40 % → 17,90 %

Californie :

  • News : 16,00 % → 18,71 %
  • Sports : 5,51 % → 8,49 %
  • Arts & Entertainment : 21,51 % → 15,71 %

New York :

  • News : 17,39 % → 19,52 %
  • Sports : 5,57 % → 8,10 %
  • Arts & Entertainment : 21,62 % → 15,29 %

Diversité thématique et concentration des éditeurs

Le nombre de catégories uniques progresse :

  • US : 163 → 173
  • Californie : 162 → 170
  • New York : 168 → 183

Côté diversité d’éditeurs (domaines uniques dans le Top 1000 articles) :

  • US : 172 → 158
  • Californie : 187 → 177
  • New York : 192 → 194

Sur cette fenêtre, les exports US et Californie montrent un nombre de domaines en baisse, tandis que New York progresse légèrement.

X gagne du terrain dans le Top 100

Dans le Top 100 :

  • US : items issus de X 3 → 13
  • New York : items issus de X 2 → 14

Dans la vue domaines normalisée, la visibilité de X progresse fortement, tandis que YouTube reste la plateforme dominante en volume absolu. La durée moyenne de présence en flux des posts X et des articles éditoriaux apparaît comparable sur la fenêtre post-update.

Ce que l’étude ne permet pas de conclure

  • La baisse du clickbait ne peut pas être démontrée à partir des seuls titres et marqueurs textuels.
  • Sur la fenêtre étudiée, la diversité des thèmes progresse, mais la visibilité se concentre davantage entre éditeurs dans les exports US et Californie.
  • La période post-update recoupe une actualité dense et de grands événements sportifs, ce qui peut mécaniquement augmenter la part “actualités” et “sport” dans les exports.

Synthèse

Sur la comparaison 25-31 janvier 2026 vs 8-14 février 2026, l’analyse NewzDash, basée sur un panel d’utilisateurs américains, met en avant trois évolutions dans Google Discover aux États-Unis :

  • une personnalisation géographique plus marquée (Californie vs New York),
  • une hausse légère de la part de visibilité des éditeurs américains dans la vue domaines normalisée,
  • et un mix davantage orienté vers l’actualité et le sport, avec davantage d’items issus de X parmi les toutes premières positions.

Ces résultats restent directionnels sur une fenêtre courte et ne suffisent pas à généraliser à la France, mais ils constituent un signal. Editeurs et SEO français peuvent surveiller, sur leurs propres données Discover, l’évolution du poids du local, du mix thématique et de la place des plateformes.

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