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Google indique être conscient de l’usage de “listicles auto-promotionnels” conçus pour influencer les réponses des modèles de langage. L’entreprise précise également travailler à limiter ce type de pratiques.
Une pratique identifiée par Google
Dans une déclaration transmise à The Verge, une porte-parole de Google, Jennifer Kutz, indique que Google applique des protections contre certaines formes de manipulation, à la fois dans Search et dans Gemini. Elle précise que :
- les contenus de type listicle de faible qualité sont identifiés,
- ces pratiques sont connues des équipes,
- des actions sont mises en place pour limiter ces abus.
Ces contenus visent à orienter les réponses des LLM en mettant en avant certains sites ou produits via des formats optimisés pour la visibilité.
Ce que Google cible précisément
Les contenus visés correspondent à des comparatifs ou classements conçus pour mettre en avant leur propre produit ou service, tout en se présentant comme des analyses neutres.
Par exemple, une marque publie un “top des meilleures solutions” dans sa catégorie et se place elle-même en tête, avec une présentation plus favorable que celle de ses concurrents.
Ce format, très structuré et facile à exploiter, peut être repris plus facilement par les LLM dans leurs réponses, ce qui en fait un levier utilisé pour peser sur la visibilité dans les interfaces IA.
Un ensemble de tactiques dans le viseur
Au-delà des listicles, l’analyse publiée par The Verge décrit un ensemble plus large de pratiques visant à influencer les réponses des LLM. Parmi les procédés évoqués :
- comparatifs auto-promotionnels,
- prompts intégrés dans certaines pages ou fonctionnalités,
- contenus structurés pour être facilement repris par les LLM,
- offres commerciales promettant une “citation” dans les réponses IA.
Ces pratiques traduisent une même logique, chercher à gagner en visibilité dans les interfaces IA, alors même que les méthodes et les indicateurs restent encore flous.