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Dans une analyse publiée sur son site, Lily Ray examine les effets de certaines pratiques liées au GEO (Generative Engine Optimization) sur la performance SEO. Elle souligne que plusieurs tactiques présentées comme efficaces pour la visibilité dans les réponses générées peuvent, à terme, fragiliser les performances organiques.
Une confusion entre GEO et SEO
L’article de Lily Ray met en avant plusieurs biais fréquents dans les études de cas autour du GEO :
- des croissances rapides non suivies dans le temps,
- une attribution des résultats au GEO sans prise en compte du SEO existant,
- une requalification de pratiques SEO classiques sous une nouvelle appellation,
- l’idée que le SEO serait devenu secondaire.
Selon l’analyse, ces éléments contribuent à une lecture partielle des performances observées.
Le rôle central des moteurs de recherche
Le fonctionnement des moteurs IA repose en grande partie sur des architectures de type RAG (Retrieval Augmented Generation). Dans ce cadre :
- les modèles récupèrent des contenus depuis des index de moteurs de recherche,
- ces contenus alimentent ensuite les résultats générés,
- l’accès à ces contenus dépend de leur indexation et de leur positionnement.
Un contenu non visible dans les résultats organiques ne peut pas être utilisé dans les pages générées.
Une dépendance à l’index de Google
L’article compile plusieurs éléments suggérant que les systèmes d’IA s’appuient largement sur des données issues des moteurs de recherche, en particulier Google.
Parmi les observations mentionnées :
- utilisation indirecte des résultats de recherche pour alimenter les réponses,
- présence de contenus issus de Google Shopping dans certaines recommandations,
- convergence de plusieurs analyses indépendantes sur ce point.
Cette dépendance renforce le lien entre performance SEO et visibilité dans les environnements IA.
Des tactiques GEO à risque
Plusieurs pratiques sont identifiées comme potentiellement problématiques à moyen terme :
- production massive de contenus générés par IA, avec des cycles de croissance suivis de chutes,
- mises à jour superficielles, visant à modifier la fraîcheur sans réel apport,
- listicles auto-promotionnels, positionnant systématiquement une marque en tête,
- boutons “résumer avec l’IA” intégrant des instructions cachées,
- multiplication de pages comparatives ou alternatives, à grande échelle.
Ces approches présentent des effets parfois positifs à court terme, mais des signaux de dégradation apparaissent dans plusieurs cas étudiés.
Des cycles déjà connus en SEO
Les dynamiques décrites s’inscrivent dans des schémas déjà observés :
- phases de croissance rapide,
- ajustements algorithmiques,
- pertes de visibilité parfois durables.
Certaines trajectoires montrent des hausses suivies de baisses importantes après des mises à jour majeures des moteurs.
GEO et SEO : une même base
L’analyse souligne un point récurrent, à savoir que les performances attribuées au GEO reposent souvent sur des fondations SEO déjà en place.
Plusieurs facteurs sont cités :
- autorité de domaine,
- profils de liens,
- présence de la marque,
- positions dans les résultats organiques.
Dans ce contexte, la visibilité dans les réponses générées apparaît comme une conséquence, et non comme un canal indépendant.
L’avis de Position Zéro
Derrière le GEO, on retrouve souvent des pratiques déjà connues en SEO, parfois simplement renommées. Les approches qui reposent sur le volume, l’automatisation ou des effets de levier rapides suivent des dynamiques bien identifiées, avec des gains à court terme et des corrections ensuite. Dans ce contexte, la question n’est pas tant d’opposer SEO et GEO que d’éviter de reproduire des schémas déjà documentés.