Dans son compte rendu du Search Central Live Deep Dive de Barcelone, John Campbell rapporte les explications données par plusieurs membres de Google. Head of Innovation chez ROAST et ancien responsable SEO de l’agence, il assistait aux conférences consacrées au classement, à la qualité et à la lutte contre le spam.
Le volume de contenus entraîne davantage de spam updates
Duy Nguyen, Search Quality Analyst chez Google, explique qu’une part importante des contenus publiés relève du spam. Les mises à jour sont plus fréquentes parce que davantage de nouveaux contenus apparaissent sur le Web. Google utilise aussi des outils fondés sur l’IA pour améliorer leur détection.
Ces explications interviennent alors que Google a lancé sa quatrième spam update de 2026. Elles ne précisent pas les systèmes modifiés ni les pratiques visées par cette mise à jour.
Duy Nguyen ne présente pas tous les contenus générés par IA comme du spam. Il indique qu’un texte de faible qualité peut avoir été produit par une personne ou par un modèle. Le mode de production ne suffit donc pas à déterminer sa qualité.
Google retient quatre dimensions pour l’évaluer : l’effort, l’originalité, la compétence et l’exactitude. Elles permettent notamment de distinguer une publication documentée d’un contenu générique et peu travaillé.
La production à grande échelle dépasse le spam de liens
Gary Illyes a rappelé que Google filtre 40 milliards de pages de spam chaque jour. Ce nombre avait déjà été communiqué par l’entreprise et ne constitue pas une nouvelle mesure liée aux mises à jour de 2026.
Il avance trois raisons pour lesquelles Google modifie régulièrement son évaluation de la qualité. Les formats se sont multipliés, le nombre de pages disponibles a fortement augmenté et les méthodes utilisées pour manipuler Search continuent d’évoluer.
Le cloaking, les pages satellites, les contenus récupérés sur d’autres sites, les piratages et le spam de liens restent concernés. Gary Illyes estime désormais que la production de contenus à grande échelle représente un problème plus important que le link spam.
John Campbell résume le risque autour des contenus produits en masse avec peu d’effort. Plusieurs sites automatisés par IA ont déjà enregistré des baisses pendant les spam updates de 2026, sans que Google ait confirmé un ciblage lié à leur technologie de rédaction. D’autres analyses ont relevé une combinaison de contenu programmatique, d’affiliation et de procédés trompeurs sur des domaines affectés.
Discover renforce aussi ses filtres
Eric Murillo, Trust and Safety Analyst chez Google, a décrit le traitement appliqué aux contenus susceptibles d’apparaître dans Discover. Chaque publication passe par un premier filtre d’éligibilité.
Les contenus qui enfreignent les règles sont écartés. Google filtre également les contenus jugés peu fiables selon ses critères de qualité et d’E-E-A-T. Seules les publications considérées comme sûres et dignes de confiance restent éligibles au flux.
Eric Murillo constate une hausse des contenus IA de faible qualité dans Discover. Il précise que les retours des utilisateurs servent à élaborer de nouveaux filtres antispam. Lorsqu’une action manuelle vise un site, elle apparaît dans Search Console.




