Après une Spam Update, quels délais pour retrouver sa visibilité ?

Un site touché en décembre 2024 a retrouvé de la visibilité en février 2025. Google et les consultants spécialisés décrivent les corrections à examiner et les délais de réévaluation.

Spam update
Illustration générée par IA — Position Zéro
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Dans cet articleSommaire
  1. Des reprises observées à différents moments
  2. Un audit pour choisir les corrections
  3. Une reprise peut rester partielle

Glenn Gabe, consultant SEO chez GSQi spécialisé dans les baisses de trafic liées aux mises à jour de Google, a publié plusieurs observations de reprise après des Spam Updates.

Des reprises observées à différents moments

Dans un cas partagé sur LinkedIn, il rapporte qu’un site fortement touché par la Spam Update de décembre 2024 a enregistré une reprise en février 2025. Le consultant juge cette reprise relativement rapide et précise que d’autres sites peuvent demander beaucoup plus de temps.

Il relève aussi, dans son bilan publié le 5 janvier 2026, plusieurs sites affectés par des Spam Updates antérieures qui remontent pendant la Core Update de décembre 2025.

Selon la documentation de Google, les corrections peuvent permettre une amélioration du classement si les systèmes automatisés constatent, sur une période de plusieurs mois, que le site respecte les politiques antispam.

Un audit pour choisir les corrections

Lily Ray, consultante SEO spécialisée dans la récupération après les mises à jour, présente une méthode générale d’audit. Elle commence par dater la baisse de visibilité et isoler les répertoires touchés, puis examine les types de contenus concernés.

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Son diagnostic porte sur les bases techniques, la qualité des contenus et les éléments qui établissent l’expérience, l’expertise et la fiabilité du site. Le plan de correction précise quelles pages supprimer, regrouper ou réécrire, avec des priorités selon l’impact attendu. Le suivi des performances se poursuit lors des mises à jour suivantes.

Pour une Spam Update, Glenn Gabe recommande de confronter les pratiques du site aux règles de Google. Dans son analyse d’août 2026, il cite notamment l’abus de contenu à grande échelle, les pages satellites, la reprise de contenus sans apport et l’affiliation légère.

L’affiliation légère désigne notamment des pages affiliées qui reprennent les descriptions d’un marchand sans contenu original suffisant. Pour un site entièrement construit sur ce modèle, il estime que le travail peut nécessiter une refonte du fonctionnement même du site.

Il recommande également de cesser les pratiques en cause dans les nouvelles publications.

Une reprise peut rester partielle

Dans une autre analyse de la Spam Update de décembre 2024, Glenn Gabe rapporte des reprises partielles. Elles concernent les autres pages du site, dont les positions avaient aussi chuté, et non le rétablissement des gains obtenus grâce aux contenus abusifs.

Les mises à jour consacrées aux liens artificiels obéissent à une autre logique. Google explique que ses systèmes neutralisent l’avantage de classement transmis par ces liens. Les gains neutralisés restent perdus, même après des modifications. Pour ces Link Spam Updates, Glenn Gabe évoque l’obtention de nouveaux liens légitimes au fil du temps.

Jordan Belly
Auteur

Jordan Belly

Rédacteur web SEO à Toulouse, j’interviens depuis plus de vingt ans sur le contenu éditorial, dont plus de douze ans dédiés au référencement naturel. J’accompagne les entreprises dans la construction de leur visibilité en ligne, en m’appuyant sur une veille continue des évolutions de Google et des moteurs basés sur l’IA. Je continue par ailleurs à écrire pour la presse spécialisée (Système D, Le Particulier, UFC Que Choisir…) et suis l’auteur du Guide du rédacteur web (Edi.Pro).

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