Une analyse de 1,8 million de fiches Google associe les catégories précises à de meilleurs classements locaux.
Les profils les plus complets apparaissent aussi plus souvent parmi les dix premiers résultats.
Whitespark a étudié 1,8 million de fiches Google Business Profile, réparties dans 4 209 catégories. L’objectif consistait à mesurer les relations entre le choix des catégories, le niveau de complétude des profils et leur classement local.
Les résultats ont été présentés dans une étude publiée par Search Engine Land le 25 août 2026. Son auteur, Darren Shaw, est le fondateur de Whitespark, une entreprise spécialisée dans les outils et services de référencement local. Il travaille dans le développement web et le SEO depuis 27 ans et publie chaque année l’enquête Local Search Ranking Factors.
Les catégories précises sont associées à de meilleurs classements
L’analyse distingue les catégories génériques, comme « Restaurant », « Magasin », « Entrepreneur » ou « Avocat », des catégories qui décrivent une activité plus précise.
Dans l’ensemble des secteurs étudiés, une catégorie principale précise est associée à un meilleur rang moyen et à une présence plus fréquente parmi les dix premiers résultats.
| Type de catégorie principale | Nombre de fiches | Rang moyen | Présence dans le top 10 |
|---|---|---|---|
| Générique | 55 091 | 50 | 9,2 % |
| Précise | 1 664 733 | 45,8 | 12,5 % |
Les fiches dotées d’une catégorie précise affichent ainsi une présence supérieure de 36 % dans le top 10 par rapport à celles qui utilisent une catégorie générique.
Whitespark retrouve aussi une correspondance exacte avec la requête dans plusieurs secteurs. Pour la recherche « hair salons », la catégorie principale « Hair salon » obtient un rang moyen de 49,9. Les catégories voisines « Hairdresser » et « Beauty salon » atteignent respectivement 56,9 et 60.
Les résultats varient néanmoins selon les activités. Parmi les restaurants, certaines catégories précises obtiennent un meilleur rang moyen que la catégorie générique « Restaurant », tandis que d’autres se classent moins bien. La comparaison globale porte donc sur l’ensemble des catégories étudiées, pas sur chaque catégorie prise séparément.
Les catégories supplémentaires présentent aussi une corrélation
Whitespark a ensuite comparé les fiches selon les catégories ajoutées à leur catégorie principale. Les meilleurs résultats apparaissent avec des catégories supplémentaires cohérentes avec l’activité déclarée.
| Catégorie principale | Catégorie supplémentaire | Rang moyen | Sans catégorie supplémentaire |
|---|---|---|---|
| Vétérinaire | Service vétérinaire d’urgence | 33,9 | 51,2 |
| Électricien | Installateur de bornes de recharge | 38,2 | 47,5 |
| Plombier | Service de drainage | 47,3 | 54 |
| Couvreur | Service de gouttières | 47,1 | 52,1 |
| Dentiste | Dentiste esthétique | 47,6 | 57,6 |
Selon les combinaisons, l’écart observé atteint six à dix-sept positions par rapport aux fiches limitées à une catégorie principale.
À l’inverse, la catégorie générique « Service establishment » est associée à des rangs moyens moins favorables dans les exemples étudiés. Pour les vétérinaires, le rang moyen passe de 33,9 avec « Emergency veterinarian service » à 75,6 avec cette catégorie générique.
L’étude décrit toutefois une relation statistique observée, sans établir que l’ajout d’une catégorie provoque directement l’amélioration du classement.
Les profils complets apparaissent plus souvent dans le top 10
Whitespark a également créé un indice de complétude compris entre 0 et 5. Un point est attribué pour chacun des éléments suivants : un site Internet, une description, des horaires, des photos et une fiche revendiquée.
| Indice de complétude | Rang moyen | Présence dans le top 10 |
|---|---|---|
| 0 | 62 | 4 % |
| 1 | 58 | 5 % |
| 2 | 54 | 7 % |
| 3 | 50 | 9 % |
| 4 | 47 | 11 % |
| 5 | 43 | 13 % |
Entre une fiche notée 0 et une fiche notée 5, l’étude mesure un écart moyen de 19 positions. La proportion de profils présents dans le top 10 passe de 4 à 13 %.
La complétude varie aussi selon les secteurs. Les services à domicile obtiennent une moyenne de 4,4 sur 5, devant les services professionnels à 4,3 et l’automobile à 4,2. Les organisations communautaires enregistrent la moyenne la plus basse, avec 3 sur 5.
Darren Shaw rappelle que ces résultats ne démontrent pas un lien de causalité. Les entreprises qui remplissent leur profil sont également susceptibles de travailler davantage leurs facteurs de classement, leur site, leur réputation ou leurs avis clients. L’indice utilisé ne tient pas non plus compte des attributs, des services ou des produits renseignés dans les fiches.




