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First Page Sage publie une nouvelle ventilation des facteurs associés aux recommandations commerciales de quatre moteurs IA. Ses travaux, fondés sur plus de 11 000 requêtes génératives, montrent des profils très différents entre ChatGPT, Gemini, Perplexity et Claude.
First Page Sage, agence américaine spécialisée dans le SEO et la génération de leads B2B, a publié le 12 août 2026 une mise à jour de ses travaux consacrés à l’optimisation de la visibilité dans les moteurs génératifs.
Deux publications complémentaires détaillent les facteurs associés aux recommandations commerciales de ChatGPT, Google AI Overviews et Gemini, Perplexity et Claude, ainsi que les actions que l’agence associe à chacun d’eux. First Page Sage indique que son étude repose sur plus de 11 000 requêtes génératives réalisées au cours de ses travaux sur le GEO.
Les facteurs diffèrent fortement selon les moteurs
First Page Sage ne décrit pas un algorithme GEO unique. L’agence attribue au contraire des pondérations différentes selon chaque plateforme.
Poids estimé des facteurs de recommandation
| Facteur | ChatGPT | Google AI Overviews / Gemini | Perplexity | Claude |
|---|---|---|---|---|
| Mentions dans des listes d’autorité | 41 % | 49 % | 64 % | — |
| Distinctions, accréditations et affiliations | 18 % | 15 % | 5 % | 19 % |
| Avis en ligne | 16 % | 13 % | 31 % | — |
| Exemples clients et données d’usage | 14 % | — | — | 13 % |
| Bases de données et annuaires traditionnels | — | — | — | 68 % |
| Autorité du site dans Google | — | 23 % | — | — |
| Sentiment sur les réseaux sociaux | 11 % | — | — | — |
Les graphiques publiés par First Page Sage font apparaître quatre profils nettement distincts.
Pour ChatGPT, aucun facteur ne dépasse à lui seul la moitié du modèle proposé. Les mentions dans des listes d’autorité représentent 41 %, devant les distinctions et accréditations à 18 %, les avis à 16 %, les données clients et d’usage à 14 % et le sentiment social à 11 %.
Pour Google AI Overviews et Gemini, les listes d’autorité atteignent 49 %, devant l’autorité du site dans Google à 23 %, les distinctions à 15 % et les avis à 13 %.
Perplexity apparaît encore plus concentré. Les listes d’autorité représentent 64 % de la pondération proposée, devant les avis en ligne à 31 % et les distinctions à 5 %.
Claude constitue le cas le plus différent. First Page Sage attribue 68 % aux bases de données et annuaires traditionnels, 19 % aux distinctions et affiliations et 13 % aux exemples clients et données d’usage.
Les listes comparatives dominent ChatGPT, Gemini et Perplexity
Pour trois des quatre moteurs représentés, les mentions dans des listes ou comparatifs d’autorité constituent le facteur le plus fortement pondéré.
First Page Sage explique avoir régulièrement observé que les assistants reprenaient des entreprises présentes dans des pages comparatives déjà bien classées dans les moteurs traditionnels. Dans certains tests, l’ordre des recommandations aurait été proche de celui de la première liste organique. Dans d’autres, les réponses combinaient plusieurs comparatifs bien positionnés.
L’agence ne parle pas ici de simples listicles. Elle décrit surtout des pages comparatives structurées comportant des tableaux, des critères, des prix, des notes ou des sous-catégories adaptées aux différents cas d’usage.
Selon ses données, ce facteur atteint 64 % pour Perplexity, 49 % pour Google AI Overviews et Gemini et 41 % pour ChatGPT.
Claude fait exception dans la répartition fournie, où les bases de données traditionnelles prennent largement le dessus.
Le classement SEO traditionnel resterait déterminant
First Page Sage a également comparé la probabilité qu’une page soit utilisée selon sa position dans les moteurs traditionnels.
Influence du classement organique selon First Page Sage
| Position ou type de page | Réponse issue des données d’entraînement | Recherche web en direct |
|---|---|---|
| Top 3 à 5 | Très forte probabilité d’avoir été rencontrée dans les données, hors contenus récents | Presque toujours consultées en priorité |
| Positions 6 à 20 | Influence plus faible que les premières positions | Consultées si les premiers résultats ne suffisent pas |
| Pages peu visibles mais très qualitatives | Dépend de leur exposition antérieure | Généralement consultées seulement si elles sont référencées ou recherchées explicitement |
| Pages nouvelles ou non indexées | Inconnues du modèle dans ce cadre | Accessibles seulement si elles sont découvertes directement ou par un mécanisme de recherche |
L’agence indique avoir constaté que les pages les mieux positionnées apparaissaient plus fréquemment dans les recommandations de ChatGPT.
Cette observation constitue l’un des fondements de la stratégie décrite dans les deux publications. First Page Sage recommande notamment de chercher une présence dans les comparatifs déjà visibles dans Google ou Bing, mais aussi de créer ses propres pages comparatives capables de se positionner.
Claude s’appuierait beaucoup plus sur les bases de données
Claude présente le profil le plus atypique dans les graphiques publiés.
First Page Sage attribue 68 % de sa pondération aux bases de données et annuaires traditionnels. L’agence cite notamment Encyclopedia Britannica, certains grands médias et différentes ressources documentaires utilisées dans les données d’entraînement.
Elle répartit ces sources en trois niveaux.
| Niveau | Exemples cités par First Page Sage |
|---|---|
| Niveau 1, forte autorité | McKinsey, Statista, Encyclopedia Britannica, Pew Research Center |
| Niveau 2, ressources généralistes | Wikipedia, Hoovers, Bloomberg, Clutch, Glassdoor |
| Niveau 3, ressources sectorielles | Bases et annuaires propres à chaque industrie |
First Page Sage souligne que l’accès à ces ressources n’est pas toujours maîtrisable par les entreprises. Certaines plateformes disposent de mécanismes de contribution ou de création de fiches, tandis que d’autres reposent entièrement sur une sélection éditoriale.
Les avis pèsent surtout dans Perplexity et ChatGPT
Les avis représentent 31 % de la pondération attribuée à Perplexity, contre 16 % pour ChatGPT et 13 % pour Gemini.
First Page Sage précise toutefois que les travaux disponibles ne permettent pas encore d’établir un consensus général sur l’effet positif des avis. L’agence indique en revanche avoir constaté que les entreprises disposant de notes inférieures à 3,5 sur 5 étaient rarement recommandées dans ses tests.
Pour ChatGPT, l’agence ajoute un facteur absent des autres graphiques, le sentiment social, auquel elle attribue 11 %.
Il correspond à la tonalité globale des discussions consacrées à une marque sur les réseaux sociaux et les plateformes communautaires.
Les distinctions et les données clients participeraient à la réputation
Les récompenses, accréditations et affiliations apparaissent dans les quatre modèles proposés par First Page Sage.
Leur poids varie de 5 % pour Perplexity à 19 % pour Claude, avec 18 % pour ChatGPT et 15 % pour Gemini.
L’agence explique avoir observé que les assistants ne se contentaient pas de constituer une liste de sociétés. Ils utilisaient également des éléments de réputation pour les ordonner ou les différencier.
La taille de l’entreprise, son nombre de clients, les données d’utilisation d’un produit ou certaines réalisations publiques peuvent ainsi intervenir dans ce classement selon les observations rapportées.
Les exemples clients et données d’usage représentent 14 % dans ChatGPT et 13 % dans Claude.
First Page Sage distingue recommandation et simple citation
La seconde publication revient également sur les travaux universitaires consacrés au GEO.
First Page Sage cite notamment l’étude fondatrice de Princeton, qui avait montré que l’ajout de sources fiables, de citations d’experts, de statistiques ou de terminologie technique pouvait augmenter la présence d’un contenu dans certaines réponses générées.
L’agence affirme cependant ne pas avoir retrouvé de preuve que ces méthodes augmentaient les recommandations commerciales dans ses propres tests. Elle distingue donc le fait d’être repris ou cité par un modèle de celui d’être recommandé lorsqu’un utilisateur cherche une entreprise ou un produit.
Ses propres travaux, portant sur plus de 11 000 requêtes, donnent davantage de poids aux comparatifs bien classés, aux éléments de réputation et aux avis.
Comment First Page Sage répartit une stratégie GEO
L’agence propose enfin une répartition indicative du temps de travail pour une stratégie GEO représentant dix heures d’activité.
| Activité | Temps recommandé |
|---|---|
| Obtenir une présence dans des listes bien classées | 1 à 4 h |
| Chercher une présence dans les annuaires et bases reconnues | 0 à 1 h |
| Valoriser les réalisations et distinctions de l’entreprise | 1 à 2 h |
| Développer les avis clients | 0,5 à 1 h |
| Suivre le sentiment autour de la marque | 0,5 à 1 h |
| Développer l’autorité du site par le contenu et les liens | 3 à 5 h |
First Page Sage consacre donc la part la plus importante au développement de l’autorité du site, puis à la présence dans les comparatifs bien positionnés.
Pour l’agence, la stratégie GEO qui ressort de ses travaux combine ainsi SEO organique, présence dans des sources tierces, réputation de marque, avis et relations publiques, avec une répartition différente selon le moteur ciblé.