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Une analyse publiée par Writesonic met en avant une évolution nette entre GPT-5.3 Instant et GPT-5.4 Thinking dans ChatGPT Search. D’après cette étude, GPT-5.4 cite beaucoup plus souvent les sites officiels des marques et s’appuie sur une stratégie de recherche plus décomposée, avec de nombreuses requêtes secondaires, dont des requêtes de type site:.
Deux modèles, deux logiques de recherche
L’étude de Writesonic compare plusieurs modèles de ChatGPT à partir de 50 prompts couvrant 16 catégories, dont le SaaS, l’e-commerce, la finance, le voyage, la santé ou encore les comparatifs produits.
Le principal constat avancé par Writesonic est le suivant :
- 56 % des citations de GPT-5.4 iraient vers des sites de marque,
- 8 % seulement pour GPT-5.3,
- GPT-5.2, ancien modèle par défaut, se situait à 22 %.
Selon cette analyse, GPT-5.4 orienterait bien davantage les utilisateurs vers les sites officiels, alors que GPT-5.3 citerait surtout des sources tierces comme des médias, comparateurs, forums ou sites d’avis.
Une recherche plus décomposée côté GPT-5.4
Writesonic décrit une différence importante dans la manière dont les deux modèles interrogent le web.
D’après l’étude :
- GPT-5.3 enverrait en moyenne une seule requête par prompt,
- GPT-5.4 enverrait en moyenne 8,5 requêtes,
- GPT-5.4 utiliserait aussi des requêtes ciblées avec restrictions de domaine et opérateurs
site:.
Le fonctionnement observé repose sur une logique en plusieurs temps :
- identification des marques ou acteurs à comparer,
- interrogation directe de leurs sites,
- vérification via des sources tierces, comme des plateformes d’avis ou de comparaison.
L’article prend plusieurs exemples de requêtes de comparaison, dans lesquels GPT-5.4 va chercher les pages officielles de marques avant de compléter avec des sources externes.
Des citations très différentes selon le modèle
L’un des points les plus marquants de l’étude concerne le faible chevauchement entre les sources citées.
Writesonic indique un taux moyen de recouvrement de 7 % entre GPT-5.3 et GPT-5.4 sur les mêmes prompts. Sur 22 prompts sur 50, le chevauchement serait même de 0 %.
Cela signifie qu’une bonne visibilité sur GPT-5.3 ne garantit pas une bonne visibilité sur GPT-5.4, et inversement.
GPT-5.4 citerait davantage les pages commerciales
L’étude ne relève pas seulement une différence de sources, mais aussi une différence de types de pages citées. Selon Writesonic, GPT-5.4 pointerait beaucoup plus souvent vers :
- des pages tarifaires,
- des homepages,
- des pages produit ou fonctionnalité.
À l’inverse, GPT-5.3 citerait davantage :
- des articles de blog,
- des pages éditoriales externes,
- des sites de revue ou de comparaison.
Writesonic souligne notamment que GPT-5.4 aurait cité les pages pricing 35 fois plus que GPT-5.3 dans son corpus.
Une logique différente sur les comparatifs
L’écart serait particulièrement visible sur les requêtes de type “X vs Y vs Z”. D’après l’étude :
- GPT-5.3 ne citait pas les marques dans les prompts de comparaison testés ;
- GPT-5.4 les citait dans 83 % à 100 % des cas selon les exemples retenus.
Le papier cite par exemple des comparatifs CRM, logiciels comptables, smartphones ou outils de productivité, où GPT-5.4 renvoie vers les sites officiels des marques concernées, là où GPT-5.3 s’appuie surtout sur des sites tiers.
Tous les prompts ne déclenchent pas une recherche web
Autre point utile : Writesonic rappelle que le web search n’est pas systématique. Dans ses tests :
- GPT-5.4 n’a pas recherché sur le web pour 4 prompts sur 50,
- GPT-5.3 n’a pas recherché pour 1 prompt sur 49.
L’étude ajoute que GPT-5.4 peut parfois répondre sans recherche web tout en citant des sources issues de ses connaissances et de ses mécanismes internes.
Ce point compte, car l’absence de citation ou la présence de certaines sources ne dépend pas uniquement de la qualité d’un site, mais aussi du fait que le modèle décide, ou non, de déclencher une recherche.
Une visibilité qui ne suivrait pas toujours les rankings Google
Writesonic avance aussi que GPT-5.4 ne suit pas nécessairement les résultats classiques de Google ou Bing. L’étude indique que :
- 47 % des domaines cités par GPT-5.3 apparaissaient aussi dans Google sur les requêtes comparées,
- pour GPT-5.4, 75 % des domaines cités n’apparaissaient ni dans Google ni dans Bing pour le prompt brut analysé.
L’interprétation proposée est que GPT-5.4 ne se contente pas d’exploiter les résultats d’un moteur classique sur la requête d’origine : il reformule, cible des domaines précis et construit son propre parcours de recherche.
Ce que l’étude invite à regarder côté SEO
Sans en faire une règle définitive, plusieurs points ressortent du papier :
- la qualité du contenu first-party semble plus importante sur GPT-5.4,
- les pages pricing, pages produit et pages institutionnelles peuvent peser davantage,
- la présence sur des sites tiers reste importante, surtout pour GPT-5.3,
- la visibilité doit être observée modèle par modèle, pas seulement via une moyenne globale.
Des réserves à garder en tête
Ces résultats sont intéressants, mais l’étude appelle plusieurs précautions. Writesonic mentionne lui-même plusieurs limites :
- un test réalisé sur un seul compte,
- une fenêtre d’observation très courte, sur deux jours,
- 50 prompts seulement pour GPT-5.3 et GPT-5.4,
- un corpus plus réduit pour GPT-5.2,
- un environnement non déterministe, avec des résultats susceptibles de varier,
- une classification “first-party / third-party” qui reste dépendante de choix méthodologiques.
Il faut aussi rappeler que ces chiffres proviennent d’une étude publiée par un acteur du marché, avec ses propres outils et son propre cadrage.