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Kelsey Libert (Fractl) a présenté ses insights pour le SEO à l’ère de l’IA lors du webinar « How AI is Reshaping SEO » et à SMX Advanced 2025. Elle a livré un cadre offensif en cinq règles pour gagner la bataille de l’attention dans une recherche désormais multicanale.
La recherche se fragmente, ne disparaît pas
Selon Kelsey Libert, La recherche ne meurt pas ni n’est remplacée : elle se fragmente. Google domine toujours mais les utilisateurs explorent d’autres options comme ChatGPT et Claude, pour trouver des alternatives aux publicités et au contenu encombré.
Cette fragmentation ne signifie pas l’extinction du SEO, mais nécessite de nouvelles stratégies offensives dans ce paysage transformé. La co-fondatrice de Fractl considère que les SEO doivent désormais appliquer cinq règles.
Comme souvent sur Position Zéro, cette actualité porte sur le marché américain, où l’adoption de la recherche alimentée par l’IA est plus mature qu’en Europe. Elle est utile pour se projeter sur l’évolution du SEO.
Règle 1 : le marché n’attend pas les marketeurs
L’enquête Fractl, qui a porté auprès de plus de 2 000 personnes, révèle des changements dans les comportements :
- Les deux tiers des consommateurs pensent que l’IA remplacera la recherche traditionnelle dans les 5 ans,
- 82 % estiment que la recherche IA est plus utile que les SERP Google,
- Seulement 8 % n’avaient jamais entendu parler de ChatGPT,
- Près de la moitié explorent les outils IA dès leur lancement,
- 74 % se sentent confiants avec l’IA,
- Plus de la moitié disent qu’elle améliore leur créativité, productivité et qualité de vie.
Règle 2 : ne craignez pas le contenu IA, craignez le contenu médiocre
80 % des consommateurs sont neutres ou positifs envers les marques utilisant du contenu généré par IA. Le problème n’est pas l’IA mais le contenu de mauvaise qualité.
Pour produire du contenu IA de qualité, il faut selon elle nourrir l’IA avec ses propres données, y ajouter son expertise métier et éditer soigneusement le résultat. Cette méthode peut donner un meilleur contenu qu’un rédacteur moyen travaillant seul. La question n’est pas « est-ce de l’IA ? » mais « est-ce de qualité ? »
Règle 3 : n’utilisez pas l’IA pour surcharger la semaine
Un dirigeant sur quatre économise environ 7 heures par semaine grâce à l’IA, soit presque une journée de travail complète.
Utiliser ce temps gagné pour surcharger les employés transformerait l’IA en machine à épuisement. L’approche intelligente consiste à utiliser l’IA pour réduire la pression, pas l’augmenter.
Règle 4 : traitez l’IA comme la ruée vers l’or qu’elle représente
L’IA ressemble aux premiers jours du SEO : une ruée vers l’or avec un terrain de jeu ouvert et des récompenses élevées pour ceux qui bougent vite.
Les marques plus petites et agiles peuvent se déplacer plus rapidement que les géants. Celles qui expérimentent maintenant et apprennent à gagner l’attention dans la recherche fragmentée remporteront le trésor.
Règle 5 : jouez l’offensive, pas la défensive
L’IA ne tue pas le SEO. Elle :
- Remodèle la recherche,
- Redistribue l’attention,
- Redéfinit la façon dont les gens découvrent l’information.
L’IA ne tue que ceux qui s’accrochent à leurs anciens playbooks.
Les nouvelles approches recommandées par Libert :
- Traiter l’IA comme un canal de découverte, pas une sentence de mort,
- L’utiliser pour amplifier la marque, pas la remplacer,
- En faire un outil de leadership pour réduire l’épuisement professionnel.
Pour Kelsey Libert, la question n’est plus de savoir si l’IA va fragmenter la recherche – c’est déjà fait. La question est : êtes-vous prêt à passer à l’offensive ?
L’avis de Position Zéro : on ne fait plus du SEO pour optimiser des pages mais pour bâtir des actifs informationnels propriétaires, des signaux de confiance et une marque-repère que les agents comme les SERP vont reprendre. La vraie barrière défendable n’est pas l’IA — que tout le monde utilise — mais la capacité à nourrir ces systèmes avec une expertise rare, vérifiable et distribuée intelligemment. Le SEO de demain appartient à ceux qui produisent un contenu distinctif et brand-first, pas au contenu médiocre de masse.