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SEO, GEO, AEO : la réalité des usages chez 75 experts

Débat acronymes

Kelsey Libert analyse la façon dont 75 influenceurs SEO décrivent la recherche pilotée par l’IA sur LinkedIn. L’objectif annoncé n’est pas de trancher entre “SEO”, “GEO” ou d’autres labels, mais d’évaluer l’usage, le sentiment et la stabilité du discours autour d’un même basculement.

Sur Search Engine Land, Kelsey Libert présente son travail comme une recherche sur la façon dont des figures visibles du SEO décrivent la recherche pilotée par l’IA. Elle précise que l’objectif n’est pas de trancher entre “SEO”, “GEO” ou d’autres sigles, mais de mesurer la cohérence, le sentiment et la volatilité des prises de position autour d’un même changement, cette découverte d’information où les réponses sont synthétisées.

L’autrice indique avoir mené l’analyse avec Danny Goodwin et s’être concentrée sur 75 figures influentes du SEO. Les publications étudiées couvrent l’année 2025 et se limitent aux posts mentionnant des termes liés à l’IA appliquée au search (GEO, AIO, AISEO, AEO, LLMO, SXO, ASO).

Méthode : corpus, scoring, “volatilité”

L’étude porte sur l’ensemble des posts LinkedIn publiés en 2025 par ces 75 profils, dès qu’ils contiennent des termes liés à l’IA et au search (GEO, AIO, AISEO, AEO, LLMO, SXO, ASO).

L’étude utilise VADER, un outil d’analyse automatique qui mesure le ton d’un texte sur une échelle de -1 à +1. La “volatilité” est définie comme l’écart-type du sentiment dans le temps. Les données sont anonymisées, afin de conserver les motifs relationnels sans exposer les individus.

LinkedIn : “SEO” reste affiché sur les profils

Un écart apparaît entre ce que ces profils affichent dans leur intitulé LinkedIn et ce dont ils parlent dans leurs posts. D’après les données citées :

  • 43 % des leaders gardent “SEO” dans leur intitulé LinkedIn (“headline”),
  • 21 % mentionnent “AI”,
  • 3 % mentionnent “GEO”.

En parallèle, l’étude observe que les sigles liés à l’IA se multiplient dans les publications. Les discussions évoluent plus vite que les intitulés de profil.

Les termes IA les plus repris et le ton associé

Dans les publications LinkedIn analysées, deux sigles reviennent le plus souvent dans les chiffres présentés par l’étude : AIO et GEO.

  • AIO est cité par 63 % des leaders. 77 % des posts qui l’emploient ont un sentiment positif.
  • GEO est cité par 59 % des leaders. 82 % des posts qui l’emploient ont un sentiment positif.

À l’échelle de l’ensemble des sigles IA suivis, l’étude indique que plus de 70 % des posts ont un ton positif.

Le signal que l’étude met en avant : la volatilité du discours

L’étude affirme que la constance est minoritaire : moins d’un tiers des profils étudiés gardent, sur l’année, une utilisation régulière des termes IA et un ton stable. Elle distingue notamment deux ensembles :

  • 35 % des profils ont un discours globalement positif sur ces termes, mais changeant au fil du temps.
  • Un groupe qualifié de positif et stable représente un peu plus d’un tiers, selon la grille utilisée dans l’article.

L’autrice ajoute que cette instabilité ne vient pas de profils secondaires. Elle concerne des voix très visibles, dont la façon de cadrer le sujet évolue au rythme de l’actualité, des annonces de plateformes et des enjeux d’image.

La guerre de sémantique ne fait que commencer : un acronyme pour les gouverner tous…

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